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samedi 4 février 2012

La lumière de Muhammad (saws)

                        La lumière de Muhammad (saws)


La nature lumineuse du Prophète Muhammad (que Dieu prie sur lui et le salue), participe pour lui comme pour chaque chose créée. Tout vient de Dieu et donc de Sa Lumière. La Tradition rapporte qu’il fut la première de toutes les formes créées qui contient en elle toutes les autres. Le Prophète a dit : « J’ai reçu la somme de toutes les paroles » et également : « Adam était encore entre l’eau et l’argile que j’étais déjà ». Il est donc comme la graine qui contient l’arbre tout entier.


Sa nature lumineuse est confirmée par ce qui suit :


-La Mère des croyants, A’isha, a dit de lui que « sa nature était le Coran » c’est-à-dire que le Coran s’est transmué en lui au point de devenir sa propre nature. Or :


« Notre Messager (Muhammad) , vous est certes venu, (…) Une Lumière et un Livre explicite vous sont certes venus de Dieu ! » (Coran, V, 15)


-selon les expressions coraniques, Muhammad (saws) est un « flambeau rayonnant » (Coran, XXXIII, 46), un « exemple excellent » (XXXIII, 21), d’une « condition éminente » (LXVIII,4).


Il a assumé toutes le vicissitudes terrestres, la condition humaine dans son intégralité, dans la plus totale servitude ; en effet, le Prophète est dit « ummi », « illettré » en langue arabe, qui a aussi le sens de virginité primordiale de celui qui vient d’être enfanté ; c’est l’état d’innocence de celui qui est totalement pur et réceptif, celui qui ne sait rien, qui ne prétend rien, qui n’est rien, que par Dieu qui Seul Est. C’est le « fakr » (pauvreté), la simplicité évangélique. Ce dépouillement individuel est également implicitement contenu dans l’un des noms secondaires du Prophète : « Abd’Allah » ( le serviteur de Dieu). Si l’homme ne s’est préalablement pas vidé de toute prétention d’être une réalité en soi, de tout ce qui n’est pas Dieu, il ne peut être « plein » de l’éternelle présence, ce mystère que le Coran mentionne en ces termes : « Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire ». La réalisation de cette proximité est suggérée dans un autre nom du Prophète : « Habib Allah » (l’Aimé de Dieu) ; or quand Dieu aime : « Je suis l’ouïe avec laquelle il entend, la Vue avec laquelle il voit, la Main avec laquelle il combat et le Pied avec lequel il marche » (hadith qutsî)
« Ce n’est pas toi qui lançait quand tu lançais : mais c’est Dieu qui lançait » (VIII, 17)


Sa nature était donc entièrement réceptive et vierge, le miroir sans tâche des perfections divines qui contient en Soi toutes les choses, Lumière totalisatrice confirmée par son ascension et son statut de « luminaire brillant ».


Le nom Muhammad, qualificatif de Ahmad, signifie « Le Glorifié », celui en lequel est célébrée la Louange divine qui se propage providentiellement à tous les membres de la communauté humaine, comme le soleil propage ses rayons. Ainsi le Prophète est lumière pour les coeurs, comme le soleil pour les yeux et c’est cette lumière qui nous guide auprès de Dieu. C’est en apprenant à aimer la lumière du Prophète -qui est Lumière de Dieu- que l’on gagne l’Amour de Dieu.


« Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers » (Coran, XXI, 107)
« Dis : Ô vous les croyants, si vous aimez Dieu, suivez-moi et Dieu vous aimera et vous pardonnera. » (Coran, III, 31)
« Ceux qui font le pacte avec toi, en vérité c’est avec Dieu qu’ils font le pacte » (Coran, XVIII, 10)


Jâbir ïbn ‘Abdillah rapporte : « J’ai dit :Ya Rasulullah, apprends moi la première chose que Dieu a créée. Il répondit : Allah a créé la Lumière de ton Prophète (Nur Muhammadi), de Sa propre lumière, avant toute autre chose et il n’y avait en ce moment ni tablette, ni plume, ni paradis, ni enfer, ni ange, ni ciel, ni terre, ni soleil, ni lune, ni djinn , ni homme. Quand il a voulu créer la Créature, il partagea ladite lumière en quatre parts. Il en fit de la première la plume (qalam), de la deuxième la tablette (lawh, tablette cachée où sont consignées toutes les destinées), de la troisième le Trône de Dieu (‘arch); ensuite Dieu partagea la quatrième part en quatre parties et fit de la première partie les anges porteurs du royaume de Dieu, de la deuxième le Repose-Pied de Dieu (kursiyyu) , de la troisième les autres anges ; ensuite Dieu divisa la quatrième part restante en quatre parts et fit de la première part les cieux, de la deuxième les terres, de la troisième le paradis et l’enfer ; ensuite Dieu divisa la quatrième part restante en quatre parts et fit de la première part la clarté des pensées des croyants, de la deuxième la lumière de leurs cœurs qui est la connaissance de Dieu, de la troisième la lumière de leur intimité qui est la foi en un Dieu unique à travers la proclamation que Dieu est unique et que son Prophète est Muhammad « 


[Références : Abidin (Ahmad al-Shami d. 1320), le fils du savant Hanafi Ibn `Abidin, cite cette tradition prophétique comme une evidence dans un commentaire sur un poéme d’Ibn Hajar al-Haytami al-Ni`mat al-kubra `ala al-`alamin. Nabahani le cite dans ouvrage Jawahir al-bihar (3:354); Ajluni (Isma`il ibn Muhammad d. 1162) dans son ouvrage Kashf al-khafa' (1:265 de Maktabat al-Ghazali edition in Beirut) raporte ce hadith dans sa totalité provenant de Qastallani dans son Mawahib.]


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Calligraphie : « Muhammad, Envoyé de Dieu »

source: http://aminour.unblog.fr/2006/11/25/la-lumiere-de-muhammad-saws/

lundi 27 décembre 2010

L'amour des compagnons pour le Prophete (saws)

Dans le Coran Allâh a juré par de nombreuses créatures : le ciel, le soleil, la
lune, le temps, les anges. Le seul descendant d’Adam par lequel Il a juré est
Muhammad (saws):

"Par ta vie, ces gens étaient en plein égarement dans leur ivresse" (Coran 15/72)

Voyons quel fut le comportement de ses Compagnons. 

Sahîh al-Bukhârî : 

« Chapitre : Ce que l’on rapporte au sujet de la cuirasse du Prophète, son
bâton, son épée, sa pierre à feu, sa bague et tout ce que les califes ont utilisé
après lui, parmi ses effets [personnels] et dont on ne sait s’ils ont fait l’objet
d’un partage. Figurent aussi ses cheveux, ses sandales, son gobelet et tout ce
que ses Compagnons et d’autres qu’eux utilisaient pour se bénir
(tabarruk)
152
 
Ses cheveux
Ibn Sirîn raconte : « Je dis un jour à ‘Ubayda : “Nous avons, chez nous,
quelques cheveux du Prophète () que nous avons obtenus auprès d’Anas.”
[‘Ubayda] dit alors : “Posséder, ne serait-ce qu’un seul de ses cheveux me
serait plus agréable que de posséder ce bas monde et tout ce qui s’y
trouve
153


Anas raconte : « Lorsque [lors du pèlerinage] le Prophète () se rasa la tête,
Abû Talha fut le premier à en prélever quelques mèches
154
 
Son sang
Le Prophète () avait l’habitude de se faire appliquer des ventouses. Un
jour, après une séance, il confia à ‘Abd Allâh ibn  Zubayr le soin de
récupérer son sang, de s’éloigner avec et de le verser dans un endroit retiré,
à l’abri des regards. Quand ‘Abd Allâh revint, le Prophète lui demanda :                                              
« “Qu’as-tu fait du sang ?” Il répondit : “Je l’ai mis dans l’endroit qui m’a
semblé être le plus à l’abri des gens.” Le Prophète lui demanda : “L’aurais-
tu avalé ?” Il répondit : “Oui !” […]
155 

Sa peau
Abû Juhayfa raconte : « Le Prophète () se rendit, au début de l’après-
midi, à la rivière. Il s’ablutionna et pria deux rak‘a pour la prière du zuhur
puis deux pour celle du ‘asr, un pic fiché en terre devant lui […] ; ensuite,
les gens se levèrent. [Tour à tour,] chacun prenait la main [du Prophète] et la
passait sur son visage. [Abû Juhayfa ajoute] : “Je pris sa main et la passai
sur mon visage. Je la sentis plus fraîche que de la neige et plus parfumée que
du musc
156

Sa salive
‘Urwa rapporte, d’après al-Miswarî et Marwân : « […] Jamais l’Envoyé
() ne crachait, sans que son expectoration n’atterrisse dans les mains de
l’un d’entre eux ; ils s’en frottaient ensuite le visage et la peau
157

Sa transpiration
Anas ibn Mâlik rapporte : « L’Envoyé () vint chez nous et fit sa sieste.
[Durant son sommeil] il transpirait. Umm Sulaym [ma mère] s’approcha de
lui et se mit à recueillir de sa transpiration dans un flacon. L’Envoyé () se
réveilla et lui dit : “Mais, que fais-tu ?” Elle répondit : “Ceci est ta
transpiration ; je vais la mélanger à notre parfum, car [ta transpiration] est le
plus beau des parfums.” » Dans la version suivante, elle dit : « “Ô Messager
d’Allâh, nous espérons ainsi répandre la bénédiction [que cette eau porte en
elle] sur nos enfants.” Il répondit : “Tu as bien fait
158
  
L’eau de ses ablutions
Al-Hakam raconte : “J’ai entendu Abû Juhayfa dire : “Le Prophète () vint
à nous au début de l’après-midi. On [Bilâl], lui porta un récipient d’eau avec
laquelle il s’ablutionna. Les gens se mirent alors à recueillir cette eau et à
s’en humecter le corps […]” Abû Mûsâ dit : “Le Prophète demanda un
récipient d’eau. Il se lava les mains et le visage puis rejeta, dans le récipient,
l’eau contenue dans sa bouche et leur dit : – Buvez de cette eau puis versez-
en sur votre visage et votre gorge”
159

  
Dans une autre version, il est précisé : « J’ai vu Bilâl prendre le récipient
d’eau des ablutions du Prophète () et les gens se presser autour de cette
eau. Celui qui parvenait à en obtenir un peu s’en humectait le corps ; celui
qui n’y parvenait pas saisissait la main de son compagnon et s’imprégnait de
l’humidité restée dans ses mains
160


Ibn Shihâb raconte : « Mahmûd ibn ar-Rabî – celui-là même que le Prophète
bénit un jour, alors qu’il était enfant, en aspergeant son visage avec de l’eau
qu’il avait recueilli dans sa bouche – m’a dit : “Lorsque le Prophète ()
s’ablutionnait, [l’effervescence autour de lui] était telle que les gens
manquaient de s’entretuer pour récupérer l’eau de ses ablutions
161
 

Al-Ja‘d raconte : « J’ai entendu as-Sâ’ib ibn Yazîd dire : “Ma tante
m’emmena un jour auprès du Prophète. Elle lui dit : “Ô Messager d’Allâh,
le fils de ma sœur, que voici, est malade.” Le Prophète () passa sa main
sur ma tête et me bénit (baraka). Il s’ablutionna et je bus de l’eau de ses
ablutions. Je me levai et vins derrière lui. Alors, je vis entre ses omoplates,
le Sceau de la Prophétie ; il était gros comme un œuf de colombe
162


Ja‘fâr ibn Muhammad rapporte : « De l’eau de la toilette mortuaire du
Prophète (), stagnait dans [l’orbite], le creux de ses paupières. ‘Alî [la
recueillait et] la buvait
163

Ses vêtements
« Sahl rapporte qu’une femme vint auprès du Prophète () avec une étoffe
(burda) aux bords tissés encore intacts. [Elle demanda à  l’assemblée] :
“Savez-vous ce qu’est une  burda ?” Il répondirent : “C’est un vêtement
ample” [Le Prophète] dit : “C’est exact.” Elle dit : “Je l’ai tissé de mes
mains et je voudrai t’en revêtir.” Le Prophète qui en avait besoin, l’a pris ; il
revint ensuite vers nous en l’ayant revêtu. Elle plut à un homme, qui lui dit :
“Offre-la-moi ; qu’elle est belle !” Les gens lui dirent : “Tu as mal agi, le
Prophète () l’a portée, car il en avait besoin.” Plus tard [Sahl dit :] Ayant
appris qu’il ne la lui avait pas rendue, je l’interrogeais [sur son
comportement], il me dit : “Je jure par Allâh, je ne la lui ai pas demandée
pour la porter, mais pour en faire mon linceul.” – Sahl ajoute – : “Et elle fut
son linceul
164

 
« Le Prophète () appelait affectueusement « ma mère » Fâtima bint Asad
la mère de ‘Alî. Lors de son décès, il fit de sa chemise le linceul dont elle fut
revêtue et s’allongea dans sa tombe avant de l’enterrer
165

                                                

Son intercession
L’intercession du Prophète au Jour du jugement est une certitude pour tous
les musulmans sunnites.  

« Anas rapporte que, quand la sécheresse sévissait, ‘Umar ibn al-Khattâb
sollicitait l’intercession d’al-‘Abbâs ibn ‘Abd al-Muttalib pour faire tomber
la pluie. [‘Umar invoquait Allâh en] disant : “Seigneur, autrefois nous
faisions intercéder notre Prophète auprès de Toi, et Tu faisais tomber la
pluie. [Aujourd’hui que Muhammad est auprès de Toi] nous faisons
intercéder son oncle al-‘Abbâs, et Te demandons de faire tomber la pluie.”
[Anas ajoute] “Et la pluie tombait
166

Son anniversaire
Commentaire d’Abû Shâma :
Parmi les plus belles innovations de notre époque,  il y a cette fête que l’on
célèbre chaque année, à l’occasion de la naissance  du Prophète (), et
durant laquelle, les gens offrent des aumônes, sont aimables entre eux,
revêtent de beaux vêtements et sont joyeux. Mais par delà le caractère
louable de cette solidarité avec les pauvres, cette manifestation est une
preuve, de la part de celui qui agit ainsi, de son amour pour le Prophète et de
la vénération qu’il lui porte, mais aussi un témoignage de reconnaissance
envers Allâh, pour le remercier de les avoir ainsi gratifié de l’envoi de Son
Messager qu’Il a suscité en tant que miséricorde pour l’univers
167

Abû Shâma, le shaykh de l’imam an-Nawawî, n’est pas le seul savant 
sunnite à vanter les mérites de cette innovation. Aucun d’entre eux, jusqu’à
nos jours, n’a fait l’amalgame entre cette fête religieuse et les soirées
dansantes de leurs concitoyens. Ce n’est pas parce  que des ignorants
s’adonnent, lors de cet anniversaire, à des pratiques condamnables, que l’on
doit en priver les gens pieux et respectueux, sans quoi, il faudrait également
interdire la célébration des mariages, des naissances et de l’aïd, car ils en
font autant lors de ces évènements.
      
Notes
152
. Al-Bukhârî. Intitulé du chapitre du partage (khumus).
153
. Al-Bukhârî. Chapitre des ablutions, hadith n°168. 
154
. Al-Bukhârî. Chapitre des ablutions, hadith n°169.  Chapitre XII – Muhammad 
155
. Al-Hâkim. Chapitre de la connaissance des Compagnons. D’après ‘Âmir ibn ‘Abd Allâh ibn az-Zubayr, hadith
n° 6343 –  al-Bayhaqî, al-Bazzâr, at-Tabarânî.
156
. Al-Bukhârî. Chapitre des vertus (manâqib). D’après al-Hakam, hadith n°3360. 
157
. Al-Bukhârî. Chapitre N° 75 des ablutions. Paragraphe : Les mucosités buccales et nasales sur les vêtements
(al-buzâq wa-l-mukhât wa nahwihi fî ath-thawb).  
158
. Sahîh Muslim. Chapitre des mérites (fadâ’il) Paragraphe de l’odeur et de la bénédiction de la transpiration du
Prophète (tibb ‘araq an-Nabî wa at-tabarruk bihi). Hadiths n° 4300 et 4301.
159
. Al-Bukhârî. Chapitre des ablutions. D’après Abû Juhayfa, hadith n° 185 – Muslim. Chapitre de la prière.  La vérité sur les salafites
 160
. Al-Bukhârî. Chapitre des ablutions. D’après le père d’Abû Juhayfa, hadith n° 369. 
161
. Al-Bukhârî. Chapitre des ablutions, hadith n° 186.
162
. Al-Bukhârî. Chapitre des ablutions, hadith n° 187 –  Muslim. Chapitre des mérites (fadâ’il).
163
. Ahmad. Chapitre des Banû Hâshim, masnad ‘Abd Allâh ibn ‘Abbâs, hadith n° 2407.
164
. Al-Bukhârî. Chapitre des funérailles (janâ’iz). Paragraphe de la préparation anticipée du linceul, hadith n°
1218.
165
. Ibn al-Athîr. Asad al-ghâba. 7/213, hadith n° 7176 Chapitre XII – Muhammad 
 166
. Al-Bukhârî. Chapitre de la pluie. Hadith n°964. 
167
. Muhammad Ridâ. Muhammad Rasûl Allâh, page 26. 

Tiré du livre "La vérité sur les salafites par M.Jarman"

lundi 8 février 2010

A propos du Prophète de l’Islam (Muhammad) - Lamartine 1854



A propos du Prophète de l’Islam (Muhammad) - Lamartine 1854

Le grand poète A. de LAMARTINE écrivait en 1854 (Histoire de la Turquie)

A propos du Prophète de l’Islam (Muhammad)...


« Jamais homme ne se proposa volontairement où involontairement un but plus sublime puisque ce but était surhumain : saper les superstitions interposées entre la créature et le Créateur, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et sainte de la divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés de l’idolâtrie.

Jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et durable révolution dans le monde, puisque moins de deux siècles après sa prédication, l’Islamisme, prêché et armé, régnait sur les trois Arabies, conquérait à l’unité de Dieu, la Perse, le Korassan, la Transoxiane, l’Inde Occidentale, la Syrie, l’Egypte, l’Ethiopie, tout le continent connu de l’Afrique septentrionale, plusieurs îles de la Méditerranée, l’Espagne et une partie de la Gaule.

Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet (1) ?

Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé, quand ils ont fondé quelque chose, que des puissances matérielles, écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes.

Il a fondé sur un livre dont chaque lettre est devenue loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toutes les langues et de toutes les races, et il a imprimé pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane la haine des faux dieux et la passion du Dieu un et immatériel (…).

Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand (…) ? »

Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine a été un poète, écrivain, historien, et homme.

dimanche 18 octobre 2009

Le Prophète(saws) n'avait pas d'ombre.


Le Prophète(Saws) n'avait pas d'ombre.

Il y a la preuve authentifiée des hadiths du Prophète(saws) et des écrits des grands et authentiques savants de l'Islam que sans l'ombre d'un doute le Messager d'Allah n'a pas possédé d'ombre.

Des Hadiths

1-Sayyidina Hakim at-Tirmidhi dans son livre Nawaadiroul-Ousoul relate de Sayyidina Zakwaan, un Compagnon proche du Prophète , le Hadith suivant : "on ne pouvait voir l'ombre du Prophète(saws) à la lumière du soleil, ni au clair de lune".

2-Ibn Al-Jawzi dans son Kitaboul-Wafa relate un hadith de Sayyidina Abdoullah ibn 'Abbas(ra) le cousin du Prophète qui a dit : "le Messager d'Allah n'avait aucune ombre, ni en étant debout au soleil, car l'éclat de sa lumière (nour) a surpassé les rayons du soleil; ni en étant assis devant une source de lumière, sans que sa lumière éclairante n'ait surpassé la source de lumière".

3-l'Imam Nasafi dans son Tafsir Madaarik relate de Sayyidina Uthman (ra), le gendre du Prophète qu'il a dit au Prophète : "Allah Tout-puissant ne laisse pas ton ombre tomber à terre, afin qu'aucun pied d'homme ne puisse la fouler". (et marcher ainsi sur son ombre)

4-l'Imam Jalaludin as-Souyouti dans son Khasaa'is Al-Koubra relate d'Ibn Saba : "c'est aussi une caractéristique unique du Prophète(saws) que son ombre n'ait pas touché la terre, parce qu'il était lumière (nour) et quand il marchait à la lumière du soleil, on ne pouvait pas voir son ombre."

Des Savants

Qadi 'Iyad :

Imam Qadi 'Iyad dans ses écrits de Ash-Shifa : "le Prophète(saws) n'a pas possédé d'ombre à la lumière du soleil ni au clair de lune, parce qu'il était lumière (nour)".


Imam Ahmad Qastalani

L'imam Ahmad Qastalani expose dans Al-Mawahiboul-ladouniyya : "que le Prophète(saws) n'ait possédé d'ombre ni dans la luminosité du soleil ni dans celle du clair de lune est prouvé par les ahadith de Tirmidhi d'Ibn Zakwaan et Ibn Saba."


Shaykh 'Abdoul Haq Mouhaddith Dehlvi

Shaykh Abdoul Haq Mouhaddith Dehlvi expose dans Madaarij an-noubouwwah : "l'ombre du Prophète(saws) n'est apparue ni à la lumière du soleil, ni au clair de lune".

Source: http://mohammedia.fr/index.php/Accueil

vendredi 26 septembre 2008

"Qui Visite Ma Tombe, Mon Intercession est Garantie Pour Lui "

Le Hadith : "Qui Visite Ma Tombe, Mon Intercession est Garantie Pour Lui "
Par Dr. G. F. Haddad

[ Extraits d'Annexe, Reniement des Innovateurs du Najd]
Le hadith "Quiconque visite ma tombe, mon intercession lui sera garantie" (Man zâra qabrî wajabat lahou shafâ'atî) [1] est une narration juste (hasan) comme conclu par l'Imam Abou al-Hasanat al-Lacknawi [2] et son étudiant 'Abd al-Fattah Abou Ghoudda dans les notes de ce dernier sur le Mouwatta' de l'Imam Malik selon la narration de Mouhammad ibn al-Hasan's ( chapitre 49 : Sur la tombe du Prophète - Allah le bénisse et le loue - ) aussi bien que Cheikh Mahmoud Mamdouh, [3] bien que quelques premiers savants aient déclaré que cela sonne (sahîh) comme Ibn al-Sakan dans al-Sounan al-Sihah et 'Abd al-Haqq al-Ishbili dans al-Ahkam, suivi par Cheikh al-Islam al-Taqi Al-Soubki dans Shifa' al-Siqam en regard de la totalité des chaînes. [4]D'autres savants de hadith qui l'ont considéré authentique sont l'étudiant d'Ibn Hajar le maître de hadith al-Sakhawi, [5] le maître hadith de Madina Al-Samhoudi, [6] et Cheikh al-Islam al-Haytami dans al-Jawhar al-Mounazzam. Al-Ghassani (d. 682) ne l'a pas inclus dans son abrégé de narrations faibles de al-Daraqoutni's intitulé Takhrij al-Ahadith al-Di‘af min Sounan al-Daraqoutni. [7] Quelques savants ultérieurs, commençant par Ibn Taymiyya, sont restés indécis quant à catégoriser ce hadith faibles ou ont contrefait.
Al-Lacknawi dit de ce hadith :
Il y a certains qui l'ont déclaré faible [par exemple al-Bayhaqi, Ibn Khouzayma et al-Souyouti] et d'autres qui ont affirmé que tous les hadiths sur la visite du Prophète - Allah le bénisse et le loue - sont contrefait, comme Ibn Taymiyya et ses disciples, mais toutes les deux positions sont fausses pour ceux a qui l'on a données la bonne compréhension, pour la vérification du cas dicte que le hadith est hasan, comme Taqi l'al-Din al-Soubki a expliqué dans son livre Shifa' al-Siqam fi Ziyara Khayr al-Anam. "[8]
Parmi ceux qui tombent dans la catégorie "de Ibn Taymiyya et ses disciples" sur cette question :
· Ibn 'Abd Al-Hadi qui a écrit al-Sarim Al-Mounki fi al-Radd 'ala al-Soubki dans la réfutation violente du livre de al-Soubki's sur la visite, mais a contredit sa propre position dans un autre de ses livres. [9] Cheikh Mahmoud Mamdouh a réfuté sa faiblesse de ce hadith avec force détail [10] et a déclaré qu'al-Sarim al-Mounki est à la racine de toutes les généralisations qui on suivit dans l'affaiblissement des hadiths qui concerne la désirabilité de visite. [11]
· Le dernier Cheikh Wahhabi 'Abd al-'Aziz Bin Baz qui a réitéré le verdict imprudent d'Ibn Taymiyya : "Les hadiths qui concerne la visite de la tombe du Prophète - Allah le bénisse et le loue - sont tout faibles, en fait contrefait"; [12]
· Nasir Al-Albani, [13] qui a prétendu que la visite au Prophète - Allah le bénisse et le loue - se classe parmi les innovations; [14]
· et Nasir al-Jadya ', qui en 1993 a obtenu son Ph.D.(doctorat) avec les Premiers Honneurs de l'Université de Mouhammad ibn Sa'oud après l'écriture d'un livre de 600 pages intitulé al-Tabarrouk lequel il perpétue la même revendication anormale. [15]
Al-Sakhawi :
L'emphase et l'encouragement de la visite de sa tombe noble sont mentionnés dans nombreux hadiths et il suffirait pour montrer cela s'il y avait seulement le hadith par lequel le Prophète véridique et Confirmé de Dieu promet que son intercession parmi d'autres choses devient une garantie pour quiconque le visite et les Imams sont dans en complet accord du temps immédiatement après son passage jusqu'à notre propre temps qui ce [c'est-à-dire sa visite] est parmi les meilleurs actes nous rapprochant de Allah. [16]
Il n'y a aucun concours parmi les juristes des Quatre Écoles quant à la force probante de la narration d'Ibn 'Oumar, comme il est allégué maintes et maintes fois par les juristes pour soutenir la désirabilité forte de rendre visite au Prophète - Allah le bénisse et le loue - dans la Médina. Voyez, par exemple, parmi des sources Hanbali seulement :
· Ibn Qoudama al-Moughni (3:297)
· Ibn Mouflih Al-Moubdi ' fi Sharh al-Mouqni ' (3:259)
· Al-Bouhouti's Kashshaf al-Qanna ' (2:515; 5:36)
· Ibn Dawyan Manar al-Sabil (1:256).
Voyer aussi les textes complémentaires illustrant la visite au Prophète - Allah le bénisse et le loue-, parmi eux celui du Compagnon Bilal ibn Rabah al-Habashi - Allah soit satifait de lui - depuis le Shâm, aussi bien que la pratique des Compagnons de chercher le Prophète - Allah le bénisse et le loue - comme un moyen pour leurs besoins en visitant sa tombe, comme Bilal ibn al-Harith al-Mouzani, Abou Ayyoub al-Ansari et 'A'isha - Allah soit satisfait d'eux - tous comme cité dans les sections sur le Tawassoul et la Visite dans l'Encyclopédie de la Doctrine Islamique de Cheikh Hisham Kabbani . Et Allah sait le mieux
* Une prochaine publication de la Fondation As-Sunna d'Amérique, bientôt pour être disponible sur le International Shopping Network.

NOTES
[1] Relaté d'Ibn 'Oumar par al-Daraqoutni dans Sounan (2:278 *194), Abou Dawuod al-Tayalisi dans Mousnad (2:12), Al-Doulabi dans Al-Kouna wa Al-Asma ' (2:64), Al-Khatib dans Talkhis Al-Moutashabih fi Al-Rasm (1:581), Ibn Al-Doubaythi dans Al-Dhayl ' ala Al-Tarikh (2:170), Ibn Abi Al-Dounya dans Kitab Al-Qoubour, Al-Bayhaqi dans Shou'ab Al-Iman (3:490), Al-Hakim Al-Tirmidhi dans Nawadir Al-Ousoul (p. 148), Al-Haythami (4:2), Al-Soubki dans Shifa ' Al-Siqam (p. 12-14), Abou Al-Cheikh, Ibn 'Adi dans Al-Kamil (6:235, 6:351), Al-'Ouqayli dans Al-Dou'afa ' (4:170), Al-Bazzar dans Mousnad avec un contenant de chaîne très faible ' Abd Allah ibn Ibrahim Al-Ghifari [cf. Moukhtasar d'Ibn Hajar (1:481 *822)] avec la formulation "mon intercession aura lieu pour lui" (hallat lahou shafâ'atî) et Ibn Hajar qui a indiqué sa catégorie de hasan dans Talkhis Al-Habir (2:266) comme il est renforcé par d'autre hadiths qu'ils ont tous les deux lui et al-Haythami mentionné, comme :
· "Quiconque me visite sans aucun but avéré d'autre que ma visite, c'est une obligation sur moi d'être son médiateur le Jour de la Résurrection."Relaté par al-Tabarani dans al-Awsat et al-Kabir avec une chaîne contenant Maslama ibn Salim et par Ibn al-Sakan dans son Sounan al-Sihah comme exposé par al-Shirbini dans Moughni al-Mouhtaj (1:512).
· "Quiconque fait le pèlerinage me visite alors après ma mort, c'est comme s'il m'a rendu visite de mon vivant." Relaté par al-Tabarani dans al-Kabir (12:406) et al-Daraqoutni (2:278) avec une chaîne contenant Hafs ibn Abi Dawoud al-Qari, que seulement Ahmad a déclaré passable (sâlih). Mamdouh a dit (p. 337-340) c'est plus da'îf que d'autre hadiths faible dans ce chapitre.
· "Quiconque visite ma tombe après ma mort est comme ceux qui m'ont rendu visite de mon vivant." Relaté par al-Tabarani dans al-Kabir (12:406) et al-Awsat (1:94) avec une de chaîne contenant 'A'isha bint Younous, dont le statut est incertain et de Hatib par al-Daraqoutni (2:278) avec une autre chaîne que al-Dhahabi a dit être une des meilleures chaînes dans ce chapitre. Mamdouh a dit (p. 330-334) c'est da'îf, mais pas mawdoû', contrairement aux revendications d'Ibn Taymiyya et de ses imitateurs. Abou Ghoudda cite une quatrième narration :
· "Quiconque fait le pèlerinage et ne me visite pas, a été grossier envers moi." Relaté par al-Daraqoutni dans son Sounan. Abou Ghoudda a dit : "il n'est pas contrefait comme Ibn Al-Jawzi et Ibn Taymiyya ont dit, plutôt un certain nombre de savants ont considéré sa chaîne juste et un certain nombre l'a considéré faible." Mamdouh (p. 344-346) considère qu'il a été contrefait.
Al-'Ouqayli dans al-Dou'afa ' (4:170) a déclaré les chaînes de la narration dde Ibn 'Oumar "peu ferme" (layyina) aussi bien qu'al-Dhahabi, le dernier ajoutant - aussi bien qu'al-Bayhaqi et al-Fattani dans Tadhkirat al-Mawdou'at - qu'ils se sont renforcés comme aucun ne contient de menteur, ni de faussaire, comme exposé par al-Souyouti dans al-Dourar al-Mountathira, al-Mounawi dans Fayd Al-Qadir et al-'Ajlouni dans Kashf al-Khafa (2:328-329).
[2] Dans Zafar al-Amani (p. 422) et al-Ajwiba al-Fadila (p. 155).
[3] Dans son Raf' al-Minara (p. 280 et p. 318).
[4] Comme relaté par Ibn Hajar dans Talkhis al-Habir (2:267). Cf. al-Shawkani dans Nayl al-Awtar (5:95) et al-Sindi dans ses notes sur Ibn Majah.
[5] Dans al-Qawl al-Badi ' (p. 160).
[6] Dans Sa'adat al-Darayn (1:77).
[7] Publié à Ryad : Dar ' Alam al-Koutoub, 1991.
[8] Al-Lacknawi, Zafar Al-Amani (p. 422).
[9] Ibn 'Abd al-Hadi a beaucoup d'embarras à propos de la fiabilité de 'Abd Allah ibn 'Oumar al-'Oumari dans al-Sarim al-Mounki, mais compte sur lui dans un autre livre, al-Tanqih (1:122) comme désigné par Mamdouh dans Raf' al-Minara (p. 12).
[10] Dans Raf' al-Minara (p. 280-318).
[11] Dans Raf' al-Minara (p. 9).
[12] Dans ses annotations sur Fath al-Bari de Ibn Hajar (ed de 1989 3:387), répercutant les mots exacts employés par Ibn Taymiyya dans son Minhaj al-Sounna al-Nabawiyya (ed de 1986 2:441) et Majmou'at al-Fatawa (27:119).
[13] Dans son Irwa' al-Ghalil (4:337-338) dans lequel il a imité les revendications de Ibn 'Abd al-Hadi's.
[14] Dans Talkhis ahkam al-Jana'iz (p. 110) et ailleurs dans ses écrits.
[15] Nasir al-Jadya ', al-Tabarrouk (p. 322). Notez que tous ces livres sont actuellement disponibles imprimés, mais pas Shifa' al-Siqam!
[16] Al-Sakhawi, al-Qawl al-Badi ' (p. 160). Il se contredit dans Al-Maqasid al-Hasana (p. 413) où il adopte l'avis de al-Dhahabi que "les chaînes du hadith de visite sont toutes 'peu ferme' (layyina), mais se renforcent parce qu'aucun d'eux ne contient de menteur."
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Source : http://www.geocities.com/muhammadiyun/aqida/wajabat_lahu_shafaatee.htm

dimanche 13 janvier 2008

L’hégire du Prophète

L’hégire du Prophète

L’émigration du Prophète (l’hégire) a constitué un événement majeur dans l'histoire de l'Islam. Médine fut alors témoin de l’expansion de l’Islam sous le commandement du Prophète qui a institué une nouvelle communauté basée sur la fraternité entre les Emigrés et les Ansârs.


Les prémices de l’Hégire vers Médine :

Le deuxième serment d’allégeance d’Al‘Akaba a permis aux musulmans de poser la première pierre d’une nouvelle demeure à Yathrib, qui deviendra la cité du Prophète puis sera nommée Médine. Le Prophète autorisa les musulmans Mecquois d’y émigrer en leur disant : « Dieu vous a donné des frères et une demeure où vous serez en sécurité ». Les musulmans partirent alors secrètement vers Médine, seuls ou en groupes. Deux mois après ce serment d’allégeance, seuls quelques musulmans, retenus malgré eux à cause d’une infirmité ou d’un autre empêchement ainsi que le Prophète et son compagnon Abou Bakr restèrent à la Mecque. Tous les compagnons du Prophète, à commencer par Abou Salama, le premier à émigrer vers Médine, ont quitté secrètement la Mecque, à l’exception d’Omar Ibn Al Khattab qui a défié les associateurs de le suivre en leur annonçant publiquement qu’il émigrait. Abou Bakr ne cessait de demander au Prophète de lui permettre d’émigrer, mais ce dernier lui disait de patienter car peut être Dieu lui destinerait un compagnon de voyage. Abou Bakr souhaitait avoir le prophète comme compagnon et prépara alors deux montures bien équipées.

La conspiration des Quraychites contre le prophète :

Les Quraychites s’étaient aperçus que le Prophète avait des partisans à Yathrib et que tous les musulmans de la Mecque étaient partis les rejoindre. Ils se rendirent compte aussi que tôt ou tard, le prophète ferait de même et que les musulmans seraient capables de les combattre. Les Quraychites s’étaient alors réunis à Dar Annadwa où ils avaient l’habitude de traiter les affaires importantes. Ils s’étaient concertés sur la manière d’empêcher le prophète d’immigrer. Abou Jahl leur proposa de tuer le Prophète de telle façon que sa tribu ne pourrait pas venger sa mort. Il leur suggéra que chaque clan de Quraych choisisse un jeune homme fort et d’une noble lignée et lui donne une épée tranchante. Tous ensemble, les jeunes Quraychites le tueraient d’un seul coup et son sang serait ainsi retombé sur toutes les tribus. Les Banû ‘Abd manâf, clan, du Prophète, seraient alors incapables de combattre l’ensemble des clans de Quraych et se contenteraient d’accepter l’indemnité pour le sang versé. Après que les Quraychites eurent pris la décision d’exécuter leur plan, Dieu envoya aussitôt l’archange Gabriel qui informa le Prophète de ce complot et lui ordonna de quitter la Mecque et de ne pas dormir cette nuit là dans son lit. Le jour de son émigration, le prophète qui avait l’habitude de visiter Abou Bakr dans la matinée ou en fin d’après midi, vint le voir à midi. Ils se mirent d’accord sur l’heure et la façon dont ils quitteraient la ville. Abou Bakr montra au Prophète les deux chameaux qu’il avait préparés, ils engagèrent Abdallah Ibn Ariket, un idolâtre, pour les servir de guide et lui confièrent la garde des deux montures.

L’Hégire vers Médine :


A la tombée de la nuit, les jeunes choisis par les clans de Quraych se réunirent devant la porte. Quand le Prophète les aperçut, il demanda à Ali Ibn Abi Taleb de dormir dans son lit et de se couvrir de son manteau vert de Hadramawt (ville de Yémen) en lui assurant que rien ne lui arriverait. Il lui demanda aussi de restituer les dépôts que certains habitants de la ville lui avaient confiés, connaissant son honnêteté et sa loyauté. En sortant de la maison, le Prophète prit une poignée de terre et l’a jeta sur les têtes des jeunes Quraychites en récitant les huit premiers versets de la sourate Yâ sîn. Ces derniers furent enveloppés de sorte qu’ils ne voyaient rien. Le Prophète rejoignit la maison d’Abou Bakr d’où ils sortirent par derrière et empruntèrent un chemin inhabituel en direction du Mont Thawr. Ils se réfugièrent dans une grotte. Abdallah, fils d’Abou Bakr leur donna des nouvelles des Quraychites et ce qui se disait à leur propos, tandis qu’Âmir Ibn Fahira, le serviteur affranchi d’Abou Bakr, leur apporta du lait de chèvre. Au lever du jour, les Quraychites découvrirent que celui qui dormait dans le lit du Prophète était son cousin Ali Ibn Abî Tâleb et que Mohammad avait déjà quitté, à leur insu, la Mecque. Ils fixèrent alors une récompense de cent chamelles à celui qui apporterait de leurs nouvelles. Désireux de gagner la récompense, les Quraychites partirent à sa recherche. Ils escaladèrent la montagne où se cachaient le Prophète et Abou Bakr et s’arrêtèrent sans les apercevoir à la porte de la grotte où une araignée avait tissé sa toile et où nichait un couple de pigeons. Abou Bakr était terrifié, mais le Prophète le réconforta en lui disant que Dieu était avec eux pour les assister. Trois jours après, le Prophète et son compagnon quittèrent la grotte et se dirigèrent vers Médine. Ils prirent un chemin différent de celui qu’empruntaient d’habitude les caravanes. Surâka les guettait, et quand il s’approcha d’eux, son cheval trébucha à deux reprises et ses pattes s’enlisèrent. Surâka, jeté par terre, y vit un mauvais présage et se rendit compte qu’il ne pouvait pas capturer le Prophète à qui il demanda un écrit qui soit de reconnaissance entre eux et rebroussa chemin. De retour chez les siens, Surâka ne raconta cette histoire à personne.

Le Prophète à Médine :

Le Prophète arriva à Kobâa, située à une journée de marche de Yathrib et y construisit une mosquée, puis se dirigea vers Yathrib. Les musulmans, en liesse, sortirent par centaines pour l’accueillir. Chacun d’eux espérait que le prophète séjournait chez lui, mais ce dernier, ne voulant préférer aucun de ses compagnons aux autres, décida de construire sa mosquée et sa résidence là où sa chamelle s’arrêterait. Il lui lâcha la bride et elle s’arrêta devant la maison d’Abou Ayyoub Al Ansari où le Prophète résida jusqu’à ce que sa demeure et sa mosquée soient construites. Installé à Médine, le Prophète édifia sa mosquée et ordonna aux Emigrés (les musulmans de la Mecque) et à ceux qui les avaient accueillit (Al Ansâr) de fraterniser ensemble. Il ordonna aussi qu’un document soit écrit, stipulant les droits et obligations des Emigrés et des Ansârs.

Source : http://www.habous.gov.ma/