Affichage des articles dont le libellé est Sidi Ad-Darqawi (r). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sidi Ad-Darqawi (r). Afficher tous les articles

mercredi 25 mai 2011

Lettres sur le Prophete et autres lettres sur la voie spirituelle

Un livre que je ne peux que recommander comme tout ce que fait Tayeb Chouiref.

 Lettres sur le Prophete et autres lettres sur la voie spirituelle

Cheikh al-'Arabî al-Darqâwî

Traduites et présentées par Tayeb Chouiref 

Par son exemple vivant et son enseignement, le Cheikh Darqâwî revivifia la spiritualité dans le Maroc du début du 19ème siècle. Après sa mort, son enseignement – consigné dans un recueil de lettres – rayonna bien au-delà des frontières du royaume chérifien.
D’après un célèbre hadith, un rénovateur (mujaddid) apparaît au début de chaque siècle afin de revivifier l’islam. Le Cheikh Darqâwî avait clairement conscience d’assumer une telle fonction. Cette revivification de l’islam n’est autre qu’un retour à la pureté des enseignements originels du Prophète. Mais contrairement aux courants littéralistes, qui affirment eux aussi faire retour aux enseignements originels, le Cheikh Darqâwî ne prône pas une imitation extérieure et aveugle. Il s’agit, pour lui, de suivre les pas du Prophète dans son cheminement vers Dieu, par la purification de l’âme et le rayonnement des vertus en elle.
Afin de mettre en lumière cet aspect des choses, le présent ouvrage rassemble les lettres du Cheikh qui évoquent la spiritualité du Prophète : nous entrons, par là même, au cœur des enseignements du grand maître spirituel que fut Darqâwî.
Pour leur majorité, les lettres présentées au lecteur sont traduites en français pour la première fois.
 

On peut le comander entre-autre chez Amazon:

http://www.amazon.fr/Lettres-Prophète-autres-lettres-spirituelle/dp/2953220070/ref=sr_1_4/278-8453187-2064215?ie=UTF8&qid=1306353571&sr=1-4

Editions Tasnim: http://www.tasnim.fr/

samedi 15 mars 2008

Une lettre de sidi Ad-Darqawi

Une lettre de sidi Ad-Darqawi .


« Que la paix soit sur vous, que Dieu soit bienveillant à votre égard
et qu'il nous préserve de l'erreur, et vous de même !

Il nous a été rapporté que vous avez mis de côté vos propres défauts
pour vous occuper de ceux des autres. Ne savez-vous pas qu'il est
écrit dans le livre de Dieu : Allez-vous enjoindre aux autres la
vertu alors que vous l'oubliez vous-mêmes ? Etes-vous sans défaut ?
Quiconque en est réellement dénué est loin de pouvoir contempler
autre chose que le Bien-Aimé. Pour voir les défauts, il faut donc soi-
même en être entaché. Et quel vice est-il plus énorme que la vision
de ces autres que Dieu auxquels se limite votre contemplation, du
matin au soir et du soir au matin ? Une personne, qu'elle soit belle
ou laide, ne voit certainement les autres que son propre reflet. Sois
beau et les autres t'aparaîtront tels ; sois laid et c'est ainsi que
tu les verras. L'éminent Maître, Sîdî 1-Bûsayrî a dit :

C'est l'ophtalmie qui amène l'œil
A contester la luminosité du soleil,
Et c'est la maladie qui conduit la bouche
A critiquer le goût de l'eau.

Voilà une parole juste ! Par Dieu, si nous sommes malades, l'eau
paraîtra toujours amère ! Et si notre « face » intérieure était
belle, il en serait de même de notre « face » extérieure, car les gens
sont comme un miroir dans lequel on ne contemple que sa propre
image : celui dont la « face » est belle leur trouve un aspect
agréable, mais celui dont la « face » est laide les trouve laids. Il
est impossible qu'un méchant puisse trouver du bon chez les autres,
de même que quelqu'un de bien ne saurait trouver les autres mauvais.

C'est pourquoi le Shaykh Abu 1-Hasan 'Alî al-Kharrûbî a dit:

Dis à ces gens qui critiquent ce qu'ils voient en nous : « Notre
boisson est si pure que c'est votre propre face que vous voyez en
nous ! »

Sheikh Ad-Darqâwî : Lettres sur la voie spirituelle, extrait
de la lettre N° 74 (éditions La Caravane)