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jeudi 7 mai 2009

Mûdhakara sur la Prière de Shaykh Sidi Muhammad Al-Mustafà Bassîr ra

Mûdhakara sur la Prière de Shaykh Sidi Muhammad Al-Mustafà Bassîr ra


Au Nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
Louange à Allâh pour qui, par Son service, s'accomplissent les bonnes actions.

« Louange à Allah qui nous a guidés à ceci. Nous n'aurions pas été à même de nous guider, si Allah ne nous avait pas guidés. » (Cor: VII-43)


Un signe de l'Amour d'Allâh envers Son serviteur est de lui rendre agréable Sa mention, en secret et en public, de lui faire aimer l'obéissance et la soumission.
Le sommet de l'obéissance, (ra'is) consiste à accomplir parfaitement [al-qiyâmu] la prière [salâh], avec ce qui convient en fait de pureté et en son temps *, car le serviteur croyant qui aime Allâh , dès qu’il entend l’adhân [appel à la prière], s’empresse de répondre avec sollicitude à cet Appel d'Allâh , Allah qui est Celui qui accueille les prières ; il ne reste pas à dormir, sourd à cet Appel.

Allâh le Très-haut a dit (au sujet de la prière) :
« ... certes, la Salat est une lourde obligation, sauf pour les humbles, » (Cor: II-45)
Il a encore dit de ceux qui sont paresseux, qui négligent et qui oublient d'accomplir la salâh :
«... Et quand ils se lèvent pour la prière, ils se lèvent avec paresse et par ostentation envers les gens. A peine se rappellent-ils d'Allâh.
Ils oscillent (entre les croyants et les mécréants) n'appartenant ni à ceux-ci ni à ceux-là.... » (Cor: IV-142,143)
Pour cette raison, le serviteur qui est cher auprès d'Allâh s'applique avec un zèle assidu et constant à l'accomplissement du droit de son Seigneur et s’occupe de ce qui le concerne.
L’imâm Bûsirî a dit : "Quand la Direction divine se fixe dans le coeur les membres du corps deviennent bien disposés aux pratiques dévotionnelles".

Quand le serviteur, par là même, atteint cette station [maqâm], il franchit alors le seuil de la sainteté et se trouve parmi les saints d'Allâh LeTrès Haut, le Puissant, le Majestueux, conformément à Sa Parole :
"Les gens fidèles appartiennent au groupe des préférés" (Cor: VIII-34).
Dans ce maqâm, il perçoit alors l'attitude correcte [adab] à observer envers Allâh en tous ses instants et sait qu’il est nécessaire de persévérer sans jamais abandonner, et ce, afin de ne pas se voir rejeté hors du seuil et de s’y voir refuser à nouveau l’accès : quand le serviteur est repoussé et qu’il retourne sur ses pas, il lui sera accordé une autre entrée que rarement à moins d’un immense repentir qui l’anéantira en elle.

Comme nous l’avons déjà dit, quand le serviteur est aimé d'Allâh , il est occupé à accomplir son devoir avec zèle.
L'Envoyé d'Allâh, - sur lui les bénédictions d'Allâh et la paix -, a dit dans un hadîth qudsî qui rapporte les Paroles du Seigneur de la Puissance :
" Mon serviteur ne se rapproche pas de Moi par quelque chose qui me soit plus agréable que l'accomplissement de ce que je lui ai prescrit en œuvres obligatoires et il ne cesse pas de se rapprocher de Moi à travers les oeuvres surérogatoires jusqu'à ce que Je l'aime. Quand Je l'aime, Je suis l’ouïe avec laquelle il entend, la vue avec laquelle il voit, la main avec laquelle il prend, le pied avec lequel il marche ; s'il Me demande refuge, je le protégerai, et s'il m’invoque, certainement je l'exaucerai. Rien ne me fait plus hésiter que d’enlever l'âme de mon serviteur fidèle qui déteste la mort; en effet il me répugne de le tourmenter" mais ceci est inéluctable.
Selon cet hadîth prophétique, le serviteur se rapproche d’Allâh [en observant] les préceptes Divins [farâ'id ] que le Puissant, le Très-Haut lui a rendu obligatoires. Tous ces devoirs sont des obligations énoncées dans le Noble Coran. Et c’est un devoir pour le croyant d’assumer son engagement en observant ce qu'Allâh a ordonné dans le Coran et en s’éloignant de ce qu'Allâh lui a interdit.
Si le serviteur désire se rapprocher encore plus de son Seigneur et être aimé d’Allah, qu’il accomplisse alors les pratiques surérogatoires [nawâfil] en plus des prières obligatoires, qu’il pratique le dhikr, ordonne le bien comme il convient, interdise les choses répréhensibles, maintienne les liens de parenté, pratique l'aumône et autres oeuvres de la Sunna [nawâfil].

Quand le serviteur fidèle exécute scrupuleusement les obligations Divines et la Sunna ( farâ'id wa nawâfil) il sera l’aimé d'Allâh ; or, quand son Seigneur l'aime, il est l'ouïe par laquelle il écoute, il n'écoutera alors rien qui déplaise à son Seigneur et qu’Il lui a rendu illicite. Il est la vue avec laquelle il voit également, il ne regardera pas ce qu’Allah lui a interdit. Il est la main avec laquelle il saisit, il ne touchera pas et n’étendra pas sa main vers ce qu'Allâh a interdit. Le Seigneur, Béni et Très-haut est aussi le pied avec lequel il marche, il n'ira donc pas vers ce qui est illicite et interdit.
Quand tout ceci arrive, les Paroles du Très Haut : « s'il cherche refuge en Moi, Je le protègerai » signifient qu’il recherche refuge en Moi contre Satan le lapidé et ses oeuvres. Et encore : « s'il me demande, je l'exaucerai » signifient que Je suis Celui qui exauce, personne ne peut exaucer sa demande sauf Moi. J'hésite à enlever l’âme de Mon serviteur parce qu'il déteste la mort et qu’il Me répugne de le tourmenter, mais pour chaque serviteur, l'ordre de la mort est inévitable.
Dans cette partie nous exposions comment Allâh , par la puissance de Son Amour envers le serviteur croyant, lui montre ce que son âme doit acquérir pour la vie de l’Au-delà, car, gloire à Lui, Il connaît l'homme et sait qu’il déteste la mort.
Ainsi, quand Allâh l'aime, il lui rend agréable Sa Mention, confidentiellement et manifestement et lui ouvre la porte de la sainteté [walâya].

Pour finir, je désire traiter le sujet de l'interprétation de la Parole du Très-Haut:
« Le jour dans lequel nous convoquerons chaque groupe avec leurs guides » (Cor: XVII-71.)
On dit que le sens de ce verset est qu'Allâh convoquera tous les groupes chacun avec leur guide[shaykhuhâ] qui leur prodigua l'instruction religieuse, qui leur enseigna les modalités de l'ablution, de la prière, la façon d’accomplir les pratiques de dévotion, le pèlerinage et autres prescriptions.
Mais la plus grande partie des commentateurs est de l’avis que le sens du verset est qu'Allâh réunira tous les gens et les convoquera, le Jour du Jugement, en compagnie de leur maître [Shaykh] qui les avait instruits et dirigés.

(La leçon s’est terminée avec une invocation [du'â] )

Allâhumma, bénis Sayydinà Muhammad, Ton Serviteur, Ton Envoyé, le Prophète illettré ; la paix soit sur sa famille et sur ses compagnons.
Gloire à ton Seigneur, Maître de la Puissance, au-delà de ce qu'ils lui attribuent; la paix soit sur les Envoyés et Louange à Allâh le Seigneur des mondes.


Faite par le Shaykh Sîdî Muhammad Al- Mustafâ Bassîr
Le 29 du mois de Ramadan 1418 an de l'Hegire, le 28 Janvier 1998, A la Zawya Sidi Ibrahîm Al-Bassîr Localité Bany 'Ayat - Maroc.



Source : www.soufisme-fr.com

jeudi 8 novembre 2007

Sidi Mûstafa Bassir (Qu'Allah sanctifie son secret)

Nous appartenons á Dieu et nous retournons à Lui . Sayyidi Muhammad al-Mustafa Basir ibn Sayyid Ibrahim ibn Sayyid Imbarak al-Basiri al-Hasani al-Maghribi al-Susi al-Muqri’ al-Maliki al-Shadhili al-Darqawi est decedé dans sa zawiya à Bani A'yaat (moyen Atlas marocain) dans la nuit du mileu du mois de Sha'ban 1427 (dans la nuit du 7-8 Septembre 2006) à l'âge de 67 ans .


Il laisse derriere lui de nombreux fils et filles ainsi que de nombreux disciples . Sidi Isma'il son fils
ainé , continue à s'occuper des affaires courantes de la zawiya qui est assiduement fréquenté par les foqara(s) et les recitateurs du Coran chaque moment de l'année ; j'ai eu l'occasion de la visiter il y a un mois comme je l'ai décrit dans mon article " Du Maroc benie : voyage au monde du Coran " .

http://www.livingislam.org/n/wqm_e.html

Durand mon séjour à la zawiya , j'ai eu l'honneur de lire avec lui la partie de la Rissala al Qushayriyya consacrée à la 'Aqida , le commentaire de la sourate al-Fatiha d'ibn Juzay ainsi que quelques pages du livre Mi`raj al-Wusul ila Ma`rifat Allah wal-Rasul de sayyid Ahmad Zayni Dahlan .
Lorsque j'ai remis à sidi Mustafa une copie en arabe du livre " Jami' al Irshad al Sharif " (publié à Beyrouth) regroupant les discours de sheikh Nazim , il a lu des passages de l'ouvrage durant plusieurs semaines . Un an ou deux ans plus tard , lorsque son fils légal l'a conduit à Damas , ils m'ont enmené avec eux pour rendre une visite mémorable à maulana sheikh Nazim à Chypre qui l'a vetue de son jubbé (sorte de manteau) .

Sidi Mustafa a souvent visité Damas sur la route qui le menait en Arabie Séoudite pour le pélerinage ou la 'Umra et honorait de sa grâcieuse présence les maisons de ceux qui l' aimait ; visites qui laissaient ces maisons pleine de simplicité et de bon humour . Ou il se trouvait , il attirait l'attention et il était particulierement attentionné envers les étudiants Nord Africains qui transformaient leur réunions en cercles de lecture du noble Coran . Parmi ces étudiants , le plus noble et le plus savant d'entre eux , ce d'après l'avis des autres étudiants , se trouvait sheikh Farid ibn `Azzouz al-Hasani al-Jazairi (qui a passé dix années à Damas et qui est maintenent de retour en Algérie) et qui a recut l'Ijaza de sidi Mustafa .
Je me souviens d'une visite avec sidi Mustafa au tombeau de sheikh Muhyi al-Din Ibn `Arabi à Damas ; les hommes et femmes venaient à sidi Mustafa pour lui demander conseil ; il leur repondit :
" Le sheikh est ici , il n'y a pas besoin de ma personne " .
Une autre fois nous visitâmes la hadra du sheikh Mustafa al Tûrkmani à Jami' al Ward . Après la hadra et une fois que les gens se soient assis et que le thé fût servit , Shaykh Mustafa al-Turkmani remit le livre de la wasaya de sheikh Muhyi al-Din Ibn `Arabi , à sidi Mustafa de prononcer le cours à sa place.
Une autre fois , sidi Mustafa nous enmena avec lui à Amman oú nous visitâmes sheikh Nuh Keller dans sa zawiya ; ce dernier lui remit son travail sur la Shadhiliya et
dirigea la hadra . Lors de sa derniere visite à Damas , il demeura à l'institut Abu Nour oú nous le visitâmes .

Une de ses paroles favorite , qu'il aimait à repeter lorsqu'on évoquait un de ses amis décedé , était : “Bi-khayr, wa-fi khayr, wa-`ala khayr!” . Il souriait souvent amicalement et venant d'une famille originaire du désert , il ne se sousciait pas des apparences . On pouvait deviner colere , mais il la réservait , à ce que j'ai pus constater , aux Wahabbis ,qu'il appelait "Shalafis" et "Talafis" et pour qui il n'avait pas de
tolérance .


Un autre fils de sidi Mustafa , Sidi `Abd al Mughith à qui je dois l'honneur d'avoir pu rencontrer son père est l'auteur d'un important
ouvrage intitulé "al-Nazr al-Yasir min Manaqib Zawiyat Al al-Basir fil-Sahra’ wa-Sous wa-Bani A`yat bil-Maghrib " . Il est également l'auteur d'une brève histoire de la Shadhiliya ainsi que d'une biographie de l'Imam al Jazuli accompagné d'une nouvelle édition des Dala’il al-Khayrat.

On m'a raconté bien des années après ma premiere rencontre avec le sheikh , l'évenement qui fût la cause des problemes qu'il avait à une de ses jambes . Alors qu'il était jeune ,
un déséquilibré entra dans l'école oú il enseignait , avec une arme à feu à la main ; tout le monde tentait de s'échapper sauf sidi Mustafa qui restait à sa place . L'homme se trouva en face de lui et lui dit :" Qui te proteagera de moi ?" ; sidi Mustafa répliqua :" Entre toi et moi , il y a Allah (Dieu)".
L'homme tira alors sur sidi Mustafa jusqu'à ce que son chargeur soit vide mais par la grâce d'Allah sidi Mustafa survécut et eut la grâce d'avoir quatre épouses et de succeder à son père à la

direction des zawiyas Darqawiyya-Bassiriyya .

Puisse Allah lui accorder la plus haute place au paradis à côté de son ancêtre sayydi Mohammed le messager d'Allah , paix et bénédictions sur lui et sa famille.

GF Haddad