" Si la parole que tu vas dire n'est pas plus belle que le silence, ne la dis pas."
mercredi 17 octobre 2007
Islam Iman Ihsan
Islam Iman Ihsan
Oumar – qu’Allah lui accorde Sa satisfaction – dit aussi: «Pendant que nous étions assis un jour avec le Messager d’Allah – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – soudain un homme vint à nous. Il était habillé d’un vêtement excessivement blanc. Ses cheveux étaient très noir. Il n’y avait pas de signe de voyage sur cette personne. Aucun d’entre nous ne le connaissait. Il alla s’asseoir en face du Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – appuyant ses genoux contre les genoux du Prophète et ses mains sur ses jambes.
Il dit: «O Muhammad! Informe-moi au sujet de l’Islam.» Le Messager d’Allah – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – dit: «L’Islam est le témoignage qu’il y n’a de Dieu qu’Allah, et que Muhammad est le Messager d’Allah; de faire la prière; de payer la zakat; de jeûner pendant le mois du Ramadan; et d’effectuer le pèlerinage à la (maison d’Allah) si tu as les moyens de t’y rendre.» L’homme dit: «Tu as dit la vérité.» Nous étions surpris de lui: comment peut-il être en train de poser des questions au Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – et en même temps confirmer ses réponses? Ensuite il dit: «Parle-moi au sujet de la Foi.» Le Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – dit: «La Foi est de croire en Allah, Ses anges, Ses livres, Ses messagers, au Jour du Jugement, et de croire en la prédestination, le bon et le mal.» L’homme dit: «Tu as dit la vérité. Maintenant, parle-moi au sujet de l’Ihsan.» Le Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – répondit: «L’Ihsan est d’adorer Allah comme si tu Le vois, car si tu ne Le vois pas, certainement Il te voit.»
L’homme dit: «Maintenant informe-moi au sujet de l’Heure.» Le Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – dit: «Celui qui est questionné n’en sait pas plus que celui qui questionne.» Il dit: «Ainsi parle-moi au sujet de ses signes.» Il répondit: «La fille-esclave donnera naissance à ses maîtresses, et tu verras les va-nu-pieds, pauvres bergers construire de grands buildings.» Alors il s’en alla et le temps s’écoula. Longtemps après il me dit: «O `Oumar, sais-tu qui posait ces questions?» Je dis: «Allah et Son Messager savent mieux.» Il dit: «Il n’était rien d’autre que Gabriel. Il était venu vous enseigner votre religion.» Rapporté par Mouslim.
Dans cet hadith, Jibril a divisé la Religion en trois catégories ou branches, à partir desquelles toute la religion, tous les hadiths et toute la Sunna dérivent. Et, il précisa chaque branche en posant chaque question séparément. La première branche était au sujet de la question «Qu’est-ce l’Islam?», la seconde était au sujet de la question «Qu’est-ce l’Iman?», et la troisième était au sujet «Qu’est-ce l’Ihsan?» Nous ne pouvons pas dire que la Religion est seulement l’Islam, ou seulement l’Iman ou seulement l’Ihsan. Nous disons que chaque branche est essentielle à la Religion, et ne peut pas être séparée. Le Prophète, dans ses réponses à ces questions confirma ceci et dit à ses Compagnons après que Jibril soit parti, «Jibril était venu vous enseigner votre religion.»
Nous voyons à partir de ce hadith de Jibril qu’il catégorisa la religion en trois piliers ou composantes essentielles. Le premier est le pilier de l’Islam. Le deuxième est le pilier de l’Iman et le troisième est le pilier d’Ihsan. Le premier pilier est le côté pratique de la religion, comprenant l’adoration, les actions et autres obligations. L’état de ce pilier est le côté externe du soi, qui a attrait au corps et à la communauté. Les savants appellent celui-ci la Chari`a. Les savants sont spécialisés en cette science et elle fut nommée «Science de la Jurisprudence» (`ilm al-fiqh). Le second pilier consiste en la croyance à travers l’esprit et le cœur. Cela signifie croire en Allah, en Ses Messagers, Ses Livres, les Anges, le Jour du Jugement, et le Destin. Et ceci fut connu par les savants comme `ilm al-tawhid. Le troisième pilier est le principal sujet du tassawwouf.
Le troisième aspect de la Religion est connu comme l’aspect spirituel du cœur, qui combine avec le premier pilier, l’adoration, et le deuxième pilier, la croyance, amène l’individu à être conscient d’être en présence d’Allah dans toutes ses actions et pensées comme s’il Le voyait. Et s’il ne peut Le voir – parce que personne ne peut Le voir dans cette vie -- alors, il doit garder la permanence de la présence d’Allah dans son cœur, sachant qu’Il est présent dans chaque atome et chaque particule de son adoration et de sa croyance – voilà, les états et qualités de son adoration et sa croyance. En conséquence, cela produira en lui un état d’excellence, un état de haute qualité, en ayant à l’esprit la présence de la vision d’Allah sur lui et en ressentant le plaisir spirituel et la lumière de la connaissance qu’Allah dirigera à son cœur en guise de Sa faveur et de Sa gratitude. Voilà ce que les savants ont nommé la Science de la Vérité ou `ilm al-haqiqa, connue dans le temps des Compagnons comme al-siddiqiyya ou la voie des saints véridiques. C’est plus tard qu’il fut connu sous le nom de tassawwouf.
Nous pouvons résumer les définitions précédentes en disant que l’islam prescrit les comportements du Musulman, l’iman décrit ses croyances et les définit, et l’ihsan se réfère à l’état du coeur qui détermine si l’Islam et l’Ihsan de l’un portera fruit dans cette vie ou dans celle de l’au-delà. L’évidence de ceci est rapporté dans Boukhari dans le hadith mentionné dans les paragraphes précédents: «Sûrement il y a un morceau de chair dans le corps, s’il est bon tout le corps est bon et s’il est corrompu tout le corps est corrompu et c’est le cœur.»
Salam alaikoum ,

apres l'introduction , voici la premiere partie de cet enrichissant document ...
la diffusion de l’islam en Chine :
Le peuple de Chine a noué ses premiers contacts avec de la religion musulmane depuis ses débuts par le truchement des commerçants musulmans qui se déplaçaient entre les principaux centres commerciaux chinois (Zigong et Canton) et les centres commerciaux arabes (Iraq et Golfe arabique).(1)

apres l'introduction , voici la premiere partie de cet enrichissant document ...
la diffusion de l’islam en Chine :
Le peuple de Chine a noué ses premiers contacts avec de la religion musulmane depuis ses débuts par le truchement des commerçants musulmans qui se déplaçaient entre les principaux centres commerciaux chinois (Zigong et Canton) et les centres commerciaux arabes (Iraq et Golfe arabique).(1)
Il semble pourtant que dans l’imaginaire arabe, la Chine était d’abord et surtout connue pour son éloignement géographique. Tout le monde connaît le célèbre adage qui dit : «Cherchez la science, quand bien même ce serait en Chine» L’histoire nous apprend par ailleurs que plusieurs délégations, dont celle conduite par Saad Bin Abi Waqqas, furent envoyées en Chine - du vivant du prophète mais aussi après sa mort- pour y prêcher l’islam. Selon une thèse qui fait toujours autorité au sein de la communauté musulmane chinoise, Saad est arrivé et a fini ses jours à Canton où se trouve actuellement son tombeau. Considéré comme l’un des plus importants lieux saints de Chine, le tombeau de cet auguste Compagnon du prophète est visité chaque année à la même date par un grand nombre de fidèles.(2)
De son côté, la littérature chinoise nous apporte de précieuses informations concernant la société arabo-islamique, les changements qui l’ont marquée et le développement de l’islam. La connaissance du monde arabo-musulman par les Chinois s’est approfondie avec l’expansion de l’islam en Asie centrale, l’Inde et la Chine sous le califat omeyyade.
Les Chinois, est-il besoin de le rappeler, ont connu l’islam à travers les voies maritime et terrestre. La voie terrestre dite «voie de Khorasan» est en fait un tronçon de la fameuse Route de la Soie qui traverse la Syrie en passant par Bagdad, Hamadhan, la côte caspienne, Shahir-e Rey, Neyshabur, Mary, Boukhara, Samarkand, Kashi et Xiang, ancienne capitale de la Chine. Quant à la voie maritime, bien connue des commerçants arabes et musulmans de l’époque, elle passait par Bassora, Al Ebla, Siraf (golfe de Bassora), Muscat (golfe d’Oman), Karachi, Kulumali, l’Inde, la Baie de Bengale, Sumatra, Can Tang, la Mer de Chine, Tonkin, et Canton, le grand port de Chine.
La principale tentative d’islamisation de la Chine fut menée sous le califat d’Al Walid Ibn Abdelmalek (86-96 H/705-715) par le commandant Qutaïba Ibn Muslim Al Bahili, gouverneur de Khorasan qui à la tête de son armée traversa le pays d’Outre-fleuve vers Boukhara puis Samarkand et d’autres cités pour enfin gagner la frontière de la Chine en l’an 96 de l’Hégire (714). Son périple se couronna par la conquête de Kachgar (Kashi) où il mit le peuple chinois devant trois options : l’islam, la Jizia ou l’affrontement armé. Ceux-ci ont préféré s’acquitter de la Jizia.(1)
A partir de cette époque-là, la Chine s’est vue acquise à l’islam. Cette nouvelle ouverture islamique a eu pour effet d’augmenter le nombre de musulmans déjà présents en Chine grâce aux efforts des commerçants arabes. Au fil du temps, une importante communauté musulmane s’est alors constituée autour des villes portuaires du sud où la majeure partie était active dans le commerce.
Des mosquées ont été construites en Chine pour accomplir les prières liturgiques et y inculquer préceptes et rites islamiques. La première mosquée de Chine fut édifiée à Chang’an en l’an 125 H/742 sous la Dynastie Tang, suivie d’une autre à Canton et une troisième à Tankin sous la Dynastie Song. De la région littorale, l’islam s’est ensuite étendu vers la région continentale.(2)
Les relations arabo-chinoises ont connu leur apogée à l’époque abbasside grâce à de fructueux échanges diplomatiques et commerciaux, notamment sous la dynastie Song. Puis commença la conquête des contrées chinoises dans le cadre de l’extension de la Dynastie abbasside sur le flanc oriental. Ainsi les quinze ambassades arabes qui étaient présentes en Chine à l’époque témoignaient des relations fructueuses qu’entretenaient les Abbassides avec le peuple chinois.(1)
L’islam s’étendit jusqu’aux confins des territoires contrôlés par la Dynastie mongole (679-751H) / (1280-1368). Les musulmans sont ensuite entrés dans les villes de Kachu et ont poussé jusqu’aux territoires septentrionaux et méridionaux qui étaient sous la tutelle du royaume mongol de Djaghataï(2). Ce faisant, les Mongoles firent montre d’une remarquable tolérance envers l’islam et les autres religions. Aussi plusieurs mosquées furent élevées et le nombre de musulmans qui ont quitté le monde turco-arabe pour s’installer en Chine a crû de manière substantielle.(3)
Sur ce chapitre, Rachid Eddine Fadlullah, auteur du «Grand livre de l’Histoire» a estimé qu’entre 8 et 12 départements étaient gouvernés par des musulmans, ce qui traduit la reconnaissance officielle de l’islam par la Dynastie mongole et la conversion des Chinois à l’islam.
En revanche, sous la Dynastie Ming (751-1060 H/1368-1644) qui pratiquait une politique isolationniste envers l’étranger, l’islam n’a pu se développer. En effet, cette dynastie réservait un traitement dur et violent aux musulmans de Chine. Mais envers et contre tout, la force de l’islam n’a pas diminué d’un iota dans les cœurs des Chinois. L’arabe, langue du Coran et du hadith, commençait à se diffuser quoique de manière limitée.(4)
Sous la Dynastie mandchoue (1060-1327H/1644-1911), l’islam connut une période de relâchement due essentiellement à la violente hostilité du pouvoir en place. Ce contexte défavorable eut un effet on ne peut plus néfaste sur le développement de la religion musulmane en Chine. Mais en dépit de ce contexte de franche malveillance qui s’est exacerbé tout le long du XIXème à leur égard, les musulmans n’ont à aucun moment cessé de défendre leur religion. Une nouvelle génération de jeunes musulmans a vu le jour, qui s’est chargée de porter le flambeau de l’islam en Chine. C’est ainsi que, contre vents et marées, l’islam a gagné les régions méridionales, littorales, septentrionales et occidentales. De fait, étouffés par le dur traitement que leur réservait la Dynastie mandchoue, les musulmans ont résolu de répondre à la force par la force en s’insurgeant contre le pouvoir central. Puis survint la révolution nationaliste chinoise qui supplanta le régime politique traditionnel de la Dynastie mandchoue et instaura la République en 1911. Une nouvelle page de l’histoire islamique en Chine était à écrire.(1)
Après avoir souffert d’injustice et d’arbitraire, Il était tout naturel que les musulmans soutiennent le nouveau gouvernement présidé par Sun Yat-Sen qui leur a rendu la pareille car dès lors ils firent partie des cinq communautés religieuses principales de Chine qui avaient le droit de pratiquer leur culte en toute liberté. Si bien que la majorité des villes chinoises comptait une communauté musulmane absolument libre d’édifier ses mosquées, de mener une vie religieuse et sociale sans entraves et d’avoir même recours à un Juge spécial pour régler leurs différends. Canton était à cette époque l’un des plus grands centres islamiques de Chine.(2)
L’extension de l’islam dans l’Empire du Milieu était indissociablement liée à l’enseignement de la langue arabe. Un grand intérêt était ainsi accordé à la lecture normative du Coran, à la maîtrise de la terminologie du droit musulman et à la connaissance linguistique nécessaire à leur vie religieuse. C’est ainsi qu’une pléiade de docteurs de droit islamique qui ont pris en charge l’explication des fondements de la religion musulmane au peuple a introduit la langue arabe dans les prières rituelles, les invocations, le prêche et les causeries religieuses. La traduction de certains passages du Coran sous la Dynastie mongole a largement contribué à la diffusion de l’islam auprès de la population qui parlait la langue mongole.(3)
A cette époque, les musulmans de Chine ont été connus pour leurs bonnes mœurs et leur vertu. La sincérité, l’honneur, l’honnêteté commerciale et politique furent autant de qualités qui forcèrent le respect et l’estime de l’ensemble du peuple chinois et contribuèrent par-là même à grossir les rangs des musulmans de Chine. Depuis lors, ceux-ci jouissaient d’un climat social et religieux spécifique alors que plusieurs autres confessions peinaient à s’implanter en terre chinoise et à y assurer leur pérennité. Tolérance, respect et pacifisme, voilà quelques uns des traits qui ont acquis le peuple chinois à l’islam et qui ont fait que plusieurs musulmans furent désignés pour gouverner différentes régions et occuper des postes de haute responsabilité aussi bien sous le régime impérial qu’à l’ère républicaine.(1)
la diffusion de l’islam en Chine
apres l'introduction , voici la premiere partie de cet enrichissant document ...
la diffusion de l’islam en Chine :
Le peuple de Chine a noué ses premiers contacts avec la religion musulmane depuis ses débuts par le truchement des commerçants musulmans qui se déplaçaient entre les principaux centres commerciaux chinois (Zigong et Canton) et les centres commerciaux arabes (Iraq et Golfe arabique).
Il semble pourtant que dans l’imaginaire arabe, la Chine était d’abord et surtout connue pour son éloignement géographique. Tout le monde connaît le célèbre adage qui dit : «Cherchez la science, quand bien même ce serait en Chine» L’histoire nous apprend par ailleurs que plusieurs délégations, dont celle conduite par Saad Bin Abi Waqqas, furent envoyées en Chine - du vivant du prophète mais aussi après sa mort- pour y prêcher l’islam. Selon une thèse qui fait toujours autorité au sein de la communauté musulmane chinoise, Saad est arrivé et a fini ses jours à Canton où se trouve actuellement son tombeau. Considéré comme l’un des plus importants lieux saints de Chine, le tombeau de cet auguste Compagnon du prophète est visité chaque année à la même date par un grand nombre de fidèles.
De son côté, la littérature chinoise nous apporte de précieuses informations concernant la société arabo-islamique, les changements qui l’ont marquée et le développement de l’islam. La connaissance du monde arabo-musulman par les Chinois s’est approfondie avec l’expansion de l’islam en Asie centrale, l’Inde et la Chine sous le califat omeyyade.
Les Chinois, est-il besoin de le rappeler, ont connu l’islam à travers les voies maritime et terrestre. La voie terrestre dite «voie de Khorasan» est en fait un tronçon de la fameuse Route de la Soie qui traverse la Syrie en passant par Bagdad, Hamadhan, la côte caspienne, Shahir-e Rey, Neyshabur, Mary, Boukhara, Samarkand, Kashi et Xiang, ancienne capitale de la Chine. Quant à la voie maritime, bien connue des commerçants arabes et musulmans de l’époque, elle passait par Bassora, Al Ebla, Siraf (golfe de Bassora), Muscat (golfe d’Oman), Karachi, Kulumali, l’Inde, la Baie de Bengale, Sumatra, Can Tang, la Mer de Chine, Tonkin, et Canton, le grand port de Chine.
La principale tentative d’islamisation de la Chine fut menée sous le califat d’Al Walid Ibn Abdelmalek (86-96 H/705-715) par le commandant Qutaïba Ibn Muslim Al Bahili, gouverneur de Khorasan qui à la tête de son armée traversa le pays d’Outre-fleuve vers Boukhara puis Samarkand et d’autres cités pour enfin gagner la frontière de la Chine en l’an 96 de l’Hégire (714). Son périple se couronna par la conquête de Kachgar (Kashi) où il mit le peuple chinois devant trois options : l’islam, la Jizia ou l’affrontement armé. Ceux-ci ont préféré s’acquitter de la Jizia.
A partir de cette époque-là, la Chine s’est vue acquise à l’islam. Cette nouvelle ouverture islamique a eu pour effet d’augmenter le nombre de musulmans déjà présents en Chine grâce aux efforts des commerçants arabes. Au fil du temps, une importante communauté musulmane s’est alors constituée autour des villes portuaires du sud où la majeure partie était active dans le commerce.
Des mosquées ont été construites en Chine pour accomplir les prières liturgiques et y inculquer préceptes et rites islamiques. La première mosquée de Chine fut édifiée à Chang’an en l’an 125 H/742 sous la Dynastie Tang, suivie d’une autre à Canton et une troisième à Tankin sous la Dynastie Song. De la région littorale, l’islam s’est ensuite étendu vers la région continentale.
Les relations arabo-chinoises ont connu leur apogée à l’époque abbasside grâce à de fructueux échanges diplomatiques et commerciaux, notamment sous la dynastie Song. Puis commença la conquête des contrées chinoises dans le cadre de l’extension de la Dynastie abbasside sur le flanc oriental. Ainsi les quinze ambassades arabes qui étaient présentes en Chine à l’époque témoignaient des relations fructueuses qu’entretenaient les Abbassides avec le peuple chinois.
L’islam s’étendit jusqu’aux confins des territoires contrôlés par la Dynastie mongole (679-751H) / (1280-1368). Les musulmans sont ensuite entrés dans les villes de Kachu et ont poussé jusqu’aux territoires septentrionaux et méridionaux qui étaient sous la tutelle du royaume mongol de Djaghataï(2). Ce faisant, les Mongoles firent montre d’une remarquable tolérance envers l’islam et les autres religions. Aussi plusieurs mosquées furent élevées et le nombre de musulmans qui ont quitté le monde turco-arabe pour s’installer en Chine a crû de manière substantielle.
Sur ce chapitre, Rachid Eddine Fadlullah, auteur du «Grand livre de l’Histoire» a estimé qu’entre 8 et 12 départements étaient gouvernés par des musulmans, ce qui traduit la reconnaissance officielle de l’islam par la Dynastie mongole et la conversion des Chinois à l’islam.
En revanche, sous la Dynastie Ming (751-1060 H/1368-1644) qui pratiquait une politique isolationniste envers l’étranger, l’islam n’a pu se développer. En effet, cette dynastie réservait un traitement dur et violent aux musulmans de Chine. Mais envers et contre tout, la force de l’islam n’a pas diminué d’un iota dans les cœurs des Chinois. L’arabe, langue du Coran et du hadith, commençait à se diffuser quoique de manière limitée.
Sous la Dynastie mandchoue (1060-1327H/1644-1911), l’islam connut une période de relâchement due essentiellement à la violente hostilité du pouvoir en place. Ce contexte défavorable eut un effet on ne peut plus néfaste sur le développement de la religion musulmane en Chine. Mais en dépit de ce contexte de franche malveillance qui s’est exacerbé tout le long du XIXème à leur égard, les musulmans n’ont à aucun moment cessé de défendre leur religion. Une nouvelle génération de jeunes musulmans a vu le jour, qui s’est chargée de porter le flambeau de l’islam en Chine. C’est ainsi que, contre vents et marées, l’islam a gagné les régions méridionales, littorales, septentrionales et occidentales. De fait, étouffés par le dur traitement que leur réservait la Dynastie mandchoue, les musulmans ont résolu de répondre à la force par la force en s’insurgeant contre le pouvoir central. Puis survint la révolution nationaliste chinoise qui supplanta le régime politique traditionnel de la Dynastie mandchoue et instaura la République en 1911. Une nouvelle page de l’histoire islamique en Chine était à écrire.
Après avoir souffert d’injustice et d’arbitraire, Il était tout naturel que les musulmans soutiennent le nouveau gouvernement présidé par Sun Yat-Sen qui leur a rendu la pareille car dès lors ils firent partie des cinq communautés religieuses principales de Chine qui avaient le droit de pratiquer leur culte en toute liberté. Si bien que la majorité des villes chinoises comptait une communauté musulmane absolument libre d’édifier ses mosquées, de mener une vie religieuse et sociale sans entraves et d’avoir même recours à un Juge spécial pour régler leurs différends. Canton était à cette époque l’un des plus grands centres islamiques de Chine.
L’extension de l’islam dans l’Empire du Milieu était indissociablement liée à l’enseignement de la langue arabe. Un grand intérêt était ainsi accordé à la lecture normative du Coran, à la maîtrise de la terminologie du droit musulman et à la connaissance linguistique nécessaire à leur vie religieuse. C’est ainsi qu’une pléiade de docteurs de droit islamique qui ont pris en charge l’explication des fondements de la religion musulmane au peuple a introduit la langue arabe dans les prières rituelles, les invocations, le prêche et les causeries religieuses. La traduction de certains passages du Coran sous la Dynastie mongole a largement contribué à la diffusion de l’islam auprès de la population qui parlait la langue mongole.
A cette époque, les musulmans de Chine ont été connus pour leurs bonnes mœurs et leur vertu. La sincérité, l’honneur, l’honnêteté commerciale et politique furent autant de qualités qui forcèrent le respect et l’estime de l’ensemble du peuple chinois et contribuèrent par-là même à grossir les rangs des musulmans de Chine. Depuis lors, ceux-ci jouissaient d’un climat social et religieux spécifique alors que plusieurs autres confessions peinaient à s’implanter en terre chinoise et à y assurer leur pérennité. Tolérance, respect et pacifisme, voilà quelques uns des traits qui ont acquis le peuple chinois à l’islam et qui ont fait que plusieurs musulmans furent désignés pour gouverner différentes régions et occuper des postes de haute responsabilité aussi bien sous le régime impérial qu’à l’ère républicaine.
Source : http://www.isesco.org.ma/IndexFR.asp
mardi 16 octobre 2007
L’islam en Chine : Renaissance et Perspectives
Dr Moufid Al Zaidi
As-Salam alaikoum ;
un article tres interessant ; pour beaucoup d'entre-nous , nous connaissons tres peu les liens sur la presence de notre belle religion en Chine . Cette recherche nous apporte les informations essentielles sur ce sujet ; tres bonne lecture ...
Introduction :
L’histoire des relations commerciales entre les Arabes et la Chine remonte à une époque aussi lointaine que la période pré-islamique. Les marchandises en provenance d’Extrême-Orient transitaient ainsi par la péninsule arabique avant d’être acheminées vers l’Ouest (Europe centrale comprise) par les commerçants arabes. Mais, plus qu’un trait d’union économique entre le Levant et l’Occident, les Arabes de la Péninsule ont joué un rôle déterminant dans les relations sociales avec la Chine en particulier.
Puis vint l’islam qui, après avoir gagné l’ensemble de la péninsule arabique du vivant du prophète Mohammed (paix et salut soient sur lui), s’est étendu autant vers l’Orient que vers l’Occident. Le commerce arabe n’en devint que plus prospère grâce notamment à ses liens économiques avec la Chine qui fut dès lors conquise à l’islam. Déjà importante, la population musulmane des principales villes chinoises a sensiblement augmenté suite à l’émigration islamique de l’époque mongole et à l’installation des musulmans du Turkestan en Chine après avoir mis un terme à un soulèvement interne.(1)
Profondément ancrées dans l’Histoire, les relations arabo-chinoises étaient fondées sur la confiance mutuelle, la coopération et les intérêts bilatéraux. Aussi est-ce de manière pacifique que l’islam s’est répandu en Chine et non par la force du glaive comme le prétendent certains occidentaux. Et c’est bien parce que les autochtones chinois furent touchés par la probité, l’honnêteté et l’excellente conduite des commerçants musulmans qu’ils ont spontanément embrassé la religion musulmane. En vérité, le peuple de Chine a fait profession d’islam par vocation non par contrainte, par conviction non par fantaisie. C’est ainsi que la religion musulmane s’est développée et fortifiée en terre chinoise et c’est ainsi qu’on l’y retrouve aujourd’hui encore.
La présente étude tentera de faire la lumière sur la réalité actuelle de l’islam et des musulmans en Chine, de mettre en évidence le renouveau islamique que représentent l’activité des exégètes musulmans et de la jeunesse musulmane au sein des mosquées, des associations, centres de recherche et instituts islamiques. Par cette étude, nous entendons également envisager les perspectives d’avenir de l’action islamique en Chine et de mettre le doigt sur les difficultés qui en entravent le bon fonctionnement pour enfin essayer de trouver les voies qui mènent vers la pérennité de l’islam en Chine et sa présence éternelle dans les cœurs des Chinois.
La suite prochainement insha'Allah ...
Source :http://www.isesco.org.ma/IndexFR.asp
L'Islam religion de l'amour
Jean-Paul II dans son livre paru en 1995 prétend que le Dieu du Coran est un Dieu vengeur, vétérotestamentaire et non un Dieu aimant comme, dit-il, celui de l'Evangile. Voici très brièvement qques versets du Coran et hadiths prophétiques qui indiquent le contraire.
• "Au nom de Dieu très aimant très miséricordieux" - 114 fois dans le Coran.
• "Dieu aime ceux qui font le bien" (2:195, 3:134, 3:148, 5:13, 5:93)
• "Dieu aime ceux qui renoncent au mal" (2:222)
• "Dieu aime ceux qui se purifient" (2:222, 9:108)
• "Dieu aime ceux qui sont conscients de Lui." (3:76, 9:4, 9:7)
• "Dieu aime ceux qui comptent sur Lui" (3:159)
• "Dieu n'aime point ceux qui initient les hostilités" (20:190, 5:87, 7:55)
• "Dieu aime ceux qui pratiquent scrupuleusement la justice" (5:42, 49:9, 60:8)
• "Dis (O Muhammad): Si vous aimez vraiment Dieu alors suivez-moi. Dieu vous aimera en retour." (3:31) Al-Ansari, Shaykh Hanbalite du 5e siècle de l'Hégire, a discouru sur ce verset pendant deux ans dans la grande mosquée de Herat (Afghanistan).
• "Pour l'amour de Lui ils nourrissent les indigents, les orphelins, et les prisonniers." (76:8)
• "La droite piété ne consiste point en se tourner vers l'orient ou l'occident mais de croire en Dieu, au Jour Dernier, aux anges, au Livre, aux Messagers, et de dépenser de sa richesse, par amour de Lui, envers parents, orphelins, nécessiteux, voyageurs, mendiants, et pour l'émancipation des esclaves." (2:177)
Le Saint Prophète disait - sur lui bénédictions et salut
: "Mon Dieu, je Vous demande Votre amour, l'amour de ceux qui vous aiment, et l'amour de tous les actes qui rapprochent de Votre amour." Narré par al-Tirmidhi dans ses "Sunan" et noté par lui comme un hadith "bon et rigoureusement authentique" (hasan sahih).
Et aussi: "Dieu possède des vases parmi les gens de la terre. Les vases de votre Seigneur sont les coeurs de Ses serviteurs. Ses [coeurs] bien-aimés d'entre eux sont les plus doux et les plus sensibles." Narré par al-Tabarani dans son Mu'jam al-Kabir avec une chaine acceptable selon al-'Iraqi; verdict confirmé par son disciple al-Haythami.
Ibn Mubarak a dit: "Quiconque reçoit une portion d'amour de Dieu et n'a pas reçun une portion équivalente de Sa crainte a été dupé."
"Qui aime Dieu ne peut rien lui préférer." Ibn Ata'Allah (m. 709/1309).
Hajj Gibril Fouad Haddad
Source : www.livingislam.org
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