lundi 17 janvier 2011

Des érudits musulmans américains ouvrent un collège islamique en Californie

Des érudits musulmans américains ouvrent un collège islamique en Californie

L’université Zaytuna préconise d’éduquer des générations de futurs cadres musulmans américains. 


Washington – La longue histoire des études islamiques s’est accrue d’une nouvelle composante : un collège en Californie qui vise à fournir une éducation à des musulmans qui pourront devenir chefs de file de la société.

L’université Zaytuna a inauguré ses cours le 24 août et cherche à devenir le premier établissement d’enseignement supérieur musulman à être agréé aux Etats-Unis, offrant des diplômes à l’issue de quatre ans d’études.

Fondé par trois érudits de la religion islamique américains, le collège Zaytuna préconise de renouer avec la tradition intellectuelle de l’islam tout en l’incorporant à la société des Etats-Unis.

« Dans l’avenir, la fondation de Zaytuna représentera une étape historique qui aura permis de mieux comprendre l’islam et d’établir de meilleures relations entre les musulmans et les membres des autres communautés religieuses aux Etats-Unis – si Dieu le veut », a déclaré l’un de ses fondateurs dans un communiqué de presse diffusé à l’occasion de son ouverture.

L’un des premiers étudiants de l’université Zaytuna est M. Dustin Craun, du Colorado, selon lequel celle-ci aidera les musulmans à mieux comprendre leur rôle aux Etats-Unis.

« Je pense que nous, en tant que musulmans aux Etats-Unis, devons apprendre ce que l’islam représente pour nous en tant qu’américains, et c’est l’un des but de cet établissement », a dit M. Craun. L’université « enseigne comment être les porte-étendard des musulmans dans ce pays ».

M. Craun et les 14 autres étudiants inscrits pour les premiers cours de Zaytuna peuvent choisir entre deux matières principales : le droit et la théologie islamiques ou la langue arabe. Les fondateurs de l’université, dont M. Omid Safi, espèrent que certains de leurs diplômés joueront des rôles directeurs dans leurs communautés en tant qu’imams ou dans d’autres capacités. M. Safi, qui est professeur d’études islamiques à l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill, a dit qu’il s’agirait d’un accomplissement important car certains des imams qui sont aux Etats-Unis mais nés à l’étranger ne comprennent pas la culture et la société américaines.

« Les importations sont bien pour les tapis. Mais ça ne marche pas vraiment bien pour les imams dans le contexte américain, où ils seraient peut-être appelés à en savoir autant sur la religion que sur les consultations maritales », a dit M. Safi. Les futurs dirigeants de la communauté musulmane aux Etats-Unis « devront en savoir autant au sujet de Facebook et de la jeune chanteuse Justin Bieber que sur les aspects classiques du droit islamique ».

D’autres universités des Etats-Unis offrent déjà des études islamiques mais selon M. Hatem Bazian, recteur des affaires académiques et cofondateur de Zaytuna, celle-ci a adopté une approche différente.

« Les établissements qui enseignent les études islamiques le font de la perspective de quelqu’un qui voit l’islam de l’extérieur et c’est souvent une méthode de déconstruction », a dit M. Bazian. « Nous étudierons l’islam de l’intérieur et dans un but non de déconstruction mais pour en saisir les principes essentiels et les élargir. »

D’autres Américains ont tenté de fonder des collèges islamiques à Chicago et à New York, mais l’université Zaytuna pourrait avoir un avantage du fait que ses directeurs sont affiliés à des établissements scolaires déjà bien établis. M. Bazian est professeur auxiliaire à l’université St. Mary’s de Californie, et un autre cofondateur, M. Hamza Yusuf, siège à la commission consultative de la Graduate Theological Union à Berkeley (Californie).

Zaytuna devrait avoir son propre campus dans l’avenir mais pour le moment ses cours se tiennent dans des salles de classe louées à l’American Baptist Seminary of the West qui relève de la Graduate Theological Union. Le président de celle-ci, M. James Donahue, a dit que le collège Zaytuna devrait devenir un pont facilitant l’entente entre les musulmans et les non-musulmans aux Etats-Unis.

M. Bazian envisage un rôle semblable pour Zaytuna en tant que pont facilitant l’entente entre les Etats-Unis et les pays à prédominance musulmane, un rôle qui se jouera grâce à des échanges académiques avec d’autres universités de par le monde islamique.

« Je pense que la communauté musulmane internationale a aujourd’hui une nouvelle adresse intellectuelle aux Etats-Unis où elle pourra engager le dialogue par le biais de conférences, de colloques et d’échanges organisés par Zaytuna. » M. Bazian a aussi souligné que des érudits de l’islam dans d’autres pays lui avaient déjà exprimé un tel intérêt.

Le collège Zaytuna est le résultat de plus d’une décennie d’efforts déployés pour promouvoir les études islamiques aux Etats-Unis et succède à l’Institut Zaytuna que M. Yusuf avait fondé en 1996. En 2004, M. Shakir a lancé un programme complet d’études religieuses à l’institut pour évaluer la possibilité de le transformer en collège et le programme d’été d’études arabes s’est beaucoup élargi au cours des dernières années.

Le processus de demande d’inscription à Zaytuna se calque sur celui des autres universités américaines et les décisions se font sur la base de la moyenne des notes, d’examens normalisés et d’essais. Les nouveaux étudiants doivent avoir une connaissance de la langue arabe d’un niveau équivalent à un an d’études universitaires.

L’inscription est ouverte aux étudiants de toutes les religions.

« Les premières universités fondées dans le monde islamique étaient ouvertes à tous, et notre principe est que le savoir appartient à toute l’humanité », a indiqué M. Bazian.

Les postes de professeurs à Zaytuna sont pleins pour le moment et comptent des hommes et des femmes ; d’autres postes seront créés au fur et à mesure des besoins.

« Notre description d’emploi visera à trouver la personne qui a non seulement les compétences nécessaires dans un quelconque domaine mais aussi une idée claire de la contribution intellectuelle faite par l’islam », a souligné M. Bazian.

Il a ajouté que Zaytuna devra relever des défis considérables dans l’avenir, dont la nécessité de devenir une université agrée pour pouvoir offrir des diplômes reconnus aux Etats-Unis. M. Bazian se dit confiant qu’elle le sera mais le processus prend de quatre à huit ans.

« Nous pensons qu’il est nécessaire pour une université comme la nôtre, fondée aux Etats-Unis, d’être respectée et reconnue comme le sont les autres établissements d’études supérieures et d’être agréée », a dit M. Bazian.

Il y a aussi le problème du financement auquel se heurtent tous les collèges, même ceux déjà bien établis. Une fois que Zaytuna commencera à s’élargir, ce problème deviendra plus crucial.

« Notre objectif est d’avoir un site permanent, et cela dépend de nos ressources financières et de nos projets et programmes pour lever des fonds », a précisé M. Bazian. « Nous espérons et croyons que la communauté musulmane américaine répondra à l’appel et y verra le pas stratégique le plus important pour renforcer ses institutions. »

Zaytuna bénéficie d’un financement initial de 30 millions de dollars sur quatre ans mais cherche à obtenir d’autres dons pour plusieurs autres programmes d’études islamiques et d’arabe. En outre, Zaytuna cherche à lever 3 ou 4 autres millions de dollars pour couvrir ses dépenses de fonctionnement.

M. Bazian a établi un calendrier pour le développement de Zaytuna : un siège permanent d’ici 5 ou 7 ans et un total de 500 étudiants d’ici 10 ans. Au fur et à mesure que le nombre d’étudiants s’accroit, les programmes s’élargiront et comprendront de nouvelles matières et une section importante sera établie pour les recherches.

Les administrateurs espèrent offrir d’autres cours sur le droit islamique et ajouter des études sur le chiisme et ils pensent que Zaytuna pourrait même faire concurrence à d’autres collèges et universités dans un autre cadre.

« Je ne sais pas encore si nous pourrons avoir notre propre équipe de football américain, mais peut-être une équipe de basket-ball sera plus facile à gérer dans le court terme », a dit M. Bazian.

Pour M. Craun, Zaytuna représente un autre chapitre du legs culturel et spirituel très riche des Etats-Unis.

« Ce genre de projets, à mon avis, renforce ce qu’il y a de beau dans ce pays en ce qui concerne sa diversité, son acceptation (de tous) et aussi en ce qui concerne, nous l’espérons, un niveau profond de tolérance », a dit M. Craun. « Zaytuna peut ajouter un autre aspect intellectuel, une autre perspective et une autre tradition aux innombrables opinions et façons de comprendre la réalité qui existent déjà dans ce pays. »


Source: http://www.america.gov/fr/

jeudi 13 janvier 2011

Maulana Rumi (ra) était musulman

Extraits des quatrains de Maulana Rumi (ra)
 
Salam alaikoum,

malheureusement comme pour Ibn Arabi (ra) beaucoup de mouvement new-âge qui se disent sufis mais n'en ont que le nom ont déformé le véritable personnage qu'est Maulana Rumi (ra). Ils tentent de séparer ce qui n'est pas, c'est à dire rumi (ra) de l'Islam de même qu'ils le font avec le soufisme. Le soufisme sans l'Islam, sans la loi islamique, c'est comme une coquille vide, une barque sans pagaies pour arriver à destination.


Un extrait de ses quatrains:

Man banda-ye qur'ānam, agar jān dāram
man khāk-e rah-e muhammad-e mukhtāram
gar naql konad joz īn kas az goftāram
bēzāram azō waz-īn sokhan bēzāram.


Je suis le serviteur du Coran tant que je vivrais 
Je suis la poussière sur la voie de Mohammed, l'élu 
 Si une personne rapporte autre chose de mes dires 
Je me dissocie de lui et suis outragé par ces paroles 


il y a dans son oeuvre plusieurs autres passages et écrits où il affirme son attachement à l'islam, au Prophete (saws).

mercredi 5 janvier 2011

Le Repentir

Le Repentir

Par Shaykh 'Abd Al Qadir 'Isa 




Le repentir, c’est délaisser ce que la Shari’a réprouve pour ce qu’elle encourage. C’est le début de la voie pour les cheminants (salikin), la clé du bonheur pour les aspirants (muridin), et une condition qui rend authentique le voyage vers Allah éxalté soit-Il.


Allah exalté soit-il exhorte Ses serviteurs au repentir dans de nombreux versets. Allah éxalté soit-Il dit :


Par-dessus tout, repentez-vous en vers Dieu, vous tous les croyants, dans l’espoir d’être des triomphants. (24 : 31)


Ô vous qui croyez, implorez le pardon de votre Seigneur. Mieux encore, revenez à Lui par le repentir. Mon Seigneur est Miséricordieux, Tout amour. (11 :90)


Ô vous qui croyez, repentez-vous en Dieu d’un repentir sincère. (66 : 8)


Le Messager (saws), l’impeccable (saws), renouvelait souvent son repentir en demandant pardon à Allah éxalté soit-Il, de façon à éduquer la Umma et établir la Sunna. Al Aghar Ibn Yasar Al Muzni (ra) rapporte que le Prophète  (saws)  dit : « Ô humains, repentez-vous devant Allah et demandez-lui pardon, certes, je me repens cent fois par jour. » Imam Nawawi (r) dit :


Le repentir est nécessaire à chaque mauvaise action. S’il concerne une désobéissance qui ne concerne qu’Allah exalté et Son serviteur, trois conditions doivent être réunies : le serviteur doit arrêter sa désobéissance, la regretter, et se résoudre à ne plus la commettre à nouveau. Si la désobéissance concerne également une tierce personne, le repentir requiert alors trois conditions : les trois mentionnées ci-dessus, ainsi que de dédommager la personne lésée. Si ce dédommagement est un bien financier ou quelque chose de similaire, il doit lui être rendu. Si la personne lésée à été attaquée verbalement ou physiquement, le serviteur d’Allah éxalté soit-Il doit se soumettre au droit que la personne a sur lui, ou lui présenter ses excuses. Si le péché est un acte de médisance (ghaybah), le serviteur doit demander pardon à la personne. Il doit se détourner de toutes les mauvaises actions.


Parmi les conditions du repentir, il y a l’abandon de la fréquentation des gens qui encouragent le mal et réprouvent l’obéissance à Allah  éxalté soit-Il, et le ralliement aux bons et aux vertueux, ce qui va permettre de ne plus revenir vers ses mauvaises habitudes.


Le Soufi ne regarde pas la petitesse de son péché, mais la grandeur de son Seigneur, comme le faisaient les compagnons du Messager. Anas Ibn Malik (ra) dit « De nos jours vous pouvez faire une action qui vous parait aussi insignifiante qu’un cheveux, tandis que nous la considérions énorme à l’époque du Prophète  (saws). » Abu ‘Abd Allah (ra) dit : « l’action dont il parle englobe tout ce qui mène à la destruction. »


Le Soufi ne se repent pas seulement de sa désobéissance extérieure, qui représente à ses yeux le repentir du commun des gens, mais également de tout ce qui distrait son cœur d’Allah. Lorsque Dhu al-Nun Al Misri (ra) fut interrogé à propos du repentir dit : « le repentir du commun concerne les actes de désobéissance tandis que celui de l’élite concerne l’insouciance. »


‘AbdAllah Al-Tamimi (ra) dit : « Il existe de nombreuses entre les repentants : certains se repentent de leurs mauvaises actions, d’autres se repentent de leur insouciance, il y en a même qui se repentent de se voir faire des bonnes et d’être obéissant. »


Sache que lorsque le Soufi corrige sa connaissance d’Allah éxalté soit-Il et augmente ses bonnes œuvres, son repentir devient se perfectionne. Aucune souillure ne peut se passer inaperçu devant le cœur de celui qui a été purifié de la saleté du péché et en lequel brille les lumières de la foi (iman). Il ne se sentira pas à l’aise lorsqu’il commettra une erreur, et se repentira immédiatement devant la honte qu’il en ressent, conscient qu’Allah éxalté soit-Il l’observe. Le Soufi doit augmenter ses demandes de pardon nuit et jour, pour de ressentir son état de serviteur et sa difficulté à honorer le droit de son Seigneur. Il reconnait sa servitude (‘ubudiya) et confirme le pouvoir Seigneurial (rububiya). Allah éxalté soit-Il a dit :


Alors que les prémunis, dans des jardins, parmi des sources se saisissent des dons de leur Seigneur : certes, ils étaient naguère des bel-agissants, rien qu’un peu de la nuit ils s’assoupissaient, dés avant l’aube, leur pardon, imploraient. (51 : 15-18)


Lorsque le Soufi lit ces versets et d’autres semblables, il verse des larmes de regret quant aux erreurs qu’il a commis et sa négligence dans sa relation avec Allah éxalté soit-Il. Il en prend conscience, se réforme avant qu’il ne soit trop tard. Puis, il se tourne vers son âme (nafs) et la purifie, tout en augmentant ses actes d’obéissance et de bonté, comme l’a dit le Prophète (saws):
« Effectuer des actes d’obéissance (hasanah) après avoir péché (sayyi’ah) efface les mauvaises actions. »


Shaykh Ahmad Zarruq dit dans un de ses livres :


La réalité de la prétention de celui qui se pose comme guide est connue par son état concret. Si ce prétendant reflète ce qu’il enseigne, ceci est correcte ; sinon c’est un menteur.
Un repentir qui n’est pas suivi par la crainte (taqwa) n’est pas accepté. Une crainte qui n’empêche pas de faire des péchés (par manque d’istiqama) est imparfaite. La droiture (istiqama) qui n’est pas accompagnée de scrupule (wara’) est incomplète. Un scrupule qui n’est pas le fruit d’une ascèse (zuhd) est limité. Une ascèse qui n’est pas bâtie sur la confiance en Allah  éxalté soit-Il (tawakkul) est sèche et sans vie. Une confiance en Allah éxalté soit-Il dont les résultats ne se manifestent pas par la coupure de tout ce qui ne mène pas à Allah éxalté soit-Il  n’est qu’une illusion sans réalité.
Le véritable repentir se manifeste donc chez le serviteur par sa capacité à se détourner de l’interdit (haram), la crainte (taqwa) parfaite par la conscience qu’il y a d’observateur qu’Allah éxalté soit-Il, la droiture par la précaution que prends le serviteur à accomplir ses oraisons (wird) sans innovation (bid’a), et le scrupule lorsque le serviteur éprouve un désir insoutenable pour quelque chose d’illicite et se retient.


Jazakallah khayr au frère Dahmane.

Source: http://www.aslama.com/forums/showthread.php?33268-Le-repentir-Shaykh-Abd-Al-Qadir-Isa&p=217056#post217056

jeudi 30 décembre 2010

L'école Asharite

L’école Asharite
 
Shaykh Muhammad 'Alawi Maliki (r)


" Beaucoup de fils/filles de musulmans ne connaissent pas l’école Ash'ari, ce qu'elle représente, et ses positions sur les principes de la foi islamique (‘aqidah). Certains d'entre eux, sans vergogne, ne peuvent s’abstenir d’accuser cette école de déviance, d’égarement et d’hérésie sur la question des attributs d'Allâh. La méconnaissance par les musulmans de l’école Ash'ari est une cause de la disparité dans l'unité des rangs d'Ahl al-Sunna. Certains ont été jusqu’à considérer les Ash'aris parmi les catégories des sectes égarées. Cela me dépasse que les croyants puissent être associés à des mécréants. Comment les musulmans sunnites peuvent-ils être considérés à égalité avec la plus extrême faction des Mu'tazilites ou des Jahmites.
« Eh quoi ! Traiterons-Nous ceux qui sont soumis à la volonté de Dieu sur le même pied d’égalité que les criminels? D’où tirez-vous cet étrange jugement? » [2]
Parmi les savants de la communauté musulmane, les Ash'aris sont les imams d’éminents maîtres de la guidance, dont la connaissance a rempli le monde d'est en ouest, et dont les gens ont unanimement reconnu l’excellence, l'érudition, et la piété.
Ils sont constitués de savants sunnites de premier ordre et des « phares » les plus brillants, ils sont ceux qui se sont opposés à l'excès commis par les Mu'tazilites. On compte parmi eux les plus grands imams du Hadith, du Fiqh et de l’Exégèse Coranique comme le Sheikh al-Islam Ahmad ibn Hajar 'Asqalani (d. 852/1449 ), maître des savants du Hadith et auteur du livre "Fath al-Bari bi Sharh Sahih al-Bukhari", ouvrage dont pas un seul savant musulman ne peut se dispenser, était Ash'ari.
Le Sheikh des érudits de l'islam sunnite, l'Imam an-Nawawi (d. 676/1277), auteur de "Sharh Sahih Muslim» et de bien d'autres célèbres ouvrages [3], était Ash'ari.
Le maître des exégètes du Coran, l'Imam al-Qurtubi (d. 671/1273), auteur de "Al-Jami 'li ahkan al-Qur'an", était Ash'ari.
Sheikh al-islam Ibn Hajar Haytami (d . 974/1567), qui a écrit "al-Zawajir" un iqtiraf al-kaba'ir », était Ash'ari.
Le Sheikh de la Loi Sacrée (Fiqh) et du hadith, l’irréfragable autorité Zakariyya Ansari (d. 926/1520 ), était Ash'ari.
De même l’Imam Abu Bakr Baqillani (d. 403/1013), l’Imam 'Asqalani (); l’Imam Nasafi (d . 710/1310); l’Imam Shirbini (d. 977/1570); Abu Hayyan Tawhidi, auteur de l’éxégèse Coranique "al-Bahr al-muhit"; l’Imam Ibn Juzayy (d. 741/1340), auteur de "al-Tashil fi 'al-Ulum Tanzil", tous ces imams et bien d'autres encore, étaient des Ash'aris

Si nous voulions énumérer tous les grands savants du Hadith, de l’Exégèse Coranique, et de la Loi Sacrée (Fiqh) qui ont été des imams Ash'aris, la tâche nous serait difficile et il faudrait des volumes uniquement pour recenser ces illustres personnalité dont la science a rempli la terre d'est en ouest.
Et il nous incombe de rendre le mérite lorsque ce mérite est dû, en reconnaissant la valeur de ceux dont la connaissance et la vertu ont servi la Sharî`ah du plus Grand des Messagers .
Que pouvons nous espérer de bon si nous contestons nos grands savants et vertueux aînés en les accusant de déviance et d’égarement?
Devrions-nous espérer qu’Allâh nous donne le bénéfice de leur science alors que nous croyons qu'ils étaient déviants et égarés?
Je vous le demande, y a-t’il un seul savant musulman contemporain, parmi les docteurs et les plus brillants érudits, qui ait apporté autant que Ibn Hajar ‘Asqalani ou l’Imam an-Nawawi ? Y en a-t’il un seul qui ait rendu autant service à la pure Sunnah Prophétique que ces deux nobles imams (Qu’Allâh les comble de Sa miséricorde et leur accorde la félicité)?
Comment pourrions-nous les accuser de déviance eux et tous les Ash'aris alors que nous avons tant besoin de leur science?
Comment pouvons-nous prendre d’eux s’ils sont dans l'erreur?
C’est la raison pour laquelle l'Imam ibn Shihab az-Zuhri (d. 124/742) à dit : " Cette science est une religion, alors regardez bien de qui vous prenez votre religion ".
Les opposants aux Ash'aris ne pouvaient-ils pas se contenter de dire, " En interprétant les Attributs Divins, ils ont eu un raisonnement (ijtihâd) erroné, il aurait été meilleur pour eux de ne pas le faire, qu’Allâh leur fasse miséricorde " [4]; au lieu de les accuser de déviance et d’égarement, ou de s’opposer vigoureusement à ceux qui les considèrent parmi les Sunnites?
Si les imams an-Nawawi, al-'Asqalani, al-Qurtubi, al-Baqillani, al-Fakhr al-Din al-Razi, al-Haytami, Zakariyyah al-Ansari, et de nombreux autres parmi les plus éminents savants et les illustres érudits ne sont pas du nombre des Sunnites, alors qui au juste en fait parti?
J’invite sincèrement tous ceux qui appellent à cette religion ou qui œuvrent dans le domaine de la propagation de l'islam à craindre Allâh en respectant l'honneur de la Communauté de Muhammad . Nul bien ne nous sera octroyé jusqu'au Jour Dernier, si nous ne parvenons pas à reconnaître la valeur et l'excellence de nos savants. "
Pour conclure, ceux qui ont véritablement suivi le Prophète et ses compagnons (qu'Allah soit satisfait d’eux tous) depuis prêt de 1400 ans sont les Sunnites (Ahl al-Sunna wa'l Jamâ’ah).
En résumé, ce groupe sauvé est composé aujourd’hui de ceux qui suivent les Imams Abu'l Hassan al-Ash'ari et Abu Mansur al-Maturidi dans la croyance (‘Aqeedah), et qui adhèrent à l'une des quatre écoles de jurisprudence - Hanafi , Maliki, Shafi'i et Hanbali.
Il s’agit du groupe qui tout au long de l'histoire islamique a eu le plus grand nombre d’adeptes (as-Sawad-al-Az'am) comme en attestent les preuves tirées du Qour'an et des hadiths. Il restera majoritaire jusqu'à ce que l'Heure soit établie, insha Allâh.


http://www.sunnisme.com/article-defense-de-l-ecole-ash-ari-par-al--alawi-al-maliki-53340940.html

mercredi 29 décembre 2010

21 Conseil pour memoriser le Coran

21 Conseil pour memoriser le Coran
 
par sheikh Abdallah Basfar

(Qu'Allah récompense abondement la personne qui a trancrit le cours du sheikh en francais) 


ALLAH aide et facilite l'apprentissage du Saint Coran, il nous a mis dans notre « fitra -nature innée- l'amour de Son livre comme Il nous a mis l'amour de Son Prophète et des lieux saints, vous pouvez voir des gens fondre en larmes lorsqu'ils aperçoivent la Maison Sacrée de la Mecque.
C'est ainsi pour le Coran ; enfants, jeunes, personnes âgées, femmes, hommes tous les Musulmans désirent mémoriser une partie du Saint Coran Si ce n'est pas la totalité.

Le Prophète a comparé la poitrine qui ne contient rien du Coran comme une maison vide.
Il a aussi dit : " ALLAH a une famille. " Qui sont-ils ? Lui demanda-t-on. Il répondit : Les gens du Coran, ce Sont Sa famille et Ses particuliers -ahluhu wa khassatuh.
Ce n'est pas nous qui décidons d'apprendre le Coran, c'est ALLAH qui choisit à qui Il apprend Son livre. ALLAH dit : « Thuma awrathna el kitaba li ladhina stafayna min 'ibadina » Nous avons donné Le Livre à ceux que Nous avons choisi parmi Nos serviteurs ~.
Avec le Coran que tu as dans ton coeur ALLAH te protège contre toute sorte de maladies, malheurs etc...

Il est aussi rapporté dans certains aHadiths que celui qui apprend le Coran dans Sa jeunesse, ALLAH mélange le Coran à sa chaire, son sang et ses os et il sera ressuscité avec les nobles Anges. Quand à celui qui est âgé, il aura aussi d'énormes récompenses car il a plus de difficultés.

Le Prophète a dit : « Le meilleur d'entre vous est celui qui a apprit le Coran et qui l'enseigne. »

 Comment apprendre le Saint Coran?

1) La volonté 

Si je veux apprendre le Coran, il faut que ce soit une volonté qui vienne entièrement de moi et non quelqu'un qui me pousse à cela, je peux répéter la page milles fois je ne l'apprendrai pas, il faut qu'il y ait une réelle volonté qui vient du coeur.
Bien sur il est tout à fait possible d'encourager une personne pour apprendre le Coran, mais ici je parle du cas où la personne est obligée d’apprendre le Coran, contre son grès.

2) L’Intention

Tout d'abord je me demande pourquoi est-ce que je veux apprendre le Coran ?
Si j'apprends en vue d’ ALLAH, c'est là la bonne résolution. Mais Si je me rends compte que ma motivation est une chose de la vie d'ici-bas il faut que je sache que je suis dans la mauvaise voie.

Je dois renouveler ma niya -intention- et faire en sorte de n'apprendre que pour la satisfaction de Dieu ; car sache que parmi les trois premières personnes qui entreront en enfer, il y a une personne qui a mémorisé le Coran pour qu'on dise d'elle qu'elle connaît le Coran.

Donc il faut avoir une intention pure et la renouveler assez souvent car on peut commencer à apprendre le Coran avec une bonne intention, mais plus on avance dans l'apprentissage, plus les gens nous encouragent et nous respectent pour ce qu'on a apprit plus notre Intention peut changer : on apprend beaucoup plus pour ne pas décevoir ou pour satisfaire les gens la prochaine fois qu'ils nous demanderont où en sommes-nous dans la mémorisation du Coran.

D'après 'Omar Ibn Al Khattab, le Prophète a dit:
« Certes les actions ne sont récompensées que selon les intentions qui les motivent et chacun sera récompensé conformément à son intention », Ibn Abbâs -radiya Allahu 'anhu-, disait : « L'Homme apprend en fonction de son intention ».

3) Craindre ALLAH et s'éloigner des péchés

S'éloigner des péchés du coeur et du corps (mains, jambes, langue etc.).
Parmi les péchés du coeur il y a le kibr (la fierté, l’orgueil), la jalousie, comment ALLAH peut accorder à un serviteur Sa parole alors qu'Il voit son coeur préoccupé par de telles choses? Parmi les choses qui aident à tenir sa langue, il y a le jeûne surérogatoire. Le temps passe très vite et il ne faut pas perdre sa jeunesse dans les verbiages futiles, les discutions inutiles ou devant la télé ou internet. Comparons le temps que nous accordons à nos amis pour discuter de tout et n'importe quoi et celui que nous accordons à La Parole d'ALLAH.

L'Imam Chafi'i -rahimahullah- disait : « Je me suis plaint à Waki' de ma mauvaise mémoire, il m'a conseillé de délaisser les péchés et il m'a dit Sache que la science est une lumière. Et que La Lumière d'ALLAH n'est pas donnée à un pécheur. »

4) Vider son coeur de toute Chose futile et l'occuper par l'apprentissage du Coran

La personne qui veut mémoriser le Coran doit en faire sa principale préoccupation, elle doit faire des invocations, son esprit doit être constamment avec le Coran, nuit et jour. Lorsque Allah voit Son serviteur dans cet état, Il lui accordera
certainement l'apprentissage du Coran, Il est Le plus Généreux des Généreux. Mais que l'on ne soit qu'à demi préoccupé par le Coran, si on l'apprend tant mieux, si on l'apprend pas tant pis.
Celui qui montre de la négligence envers le Livre d'ALLAH, ALLAH montrera de la négligence envers lui. Qu'ALLAH nous préserve de cela.

5) Connaître, aimer et respecter le Coran

Celui qui connaît quelque chose l'aime mais celui qui ignore quelque chose la prend comme ennemi, c'est pour cela qu'on doit connaître les bienfaits du Coran et sa valeur.
On doit aimer le Coran et les gens du Coran, ceux qui ont passé leur vie au service de Ce Livre.
Respecter le Coran Ce n'est pas un livre comme les autres, c'est La Parole d'ALLAH.

On ne doit pas poser le Coran n'importe où mais dans un endroit pur et ne pas déposer des choses dessus.
Lorsqu' ALLAH voit Son Serviteur prendre soin de Sa parole et la respecter, Il le juge digne de porter Son livre dans sa poitrine In cha ALLAH.

6) Corriger sa lecture et sa prononciation

Une fois par an le Prophète récitait la totalité du Coran à Djibril, il le fit deux fois l'année de sa mort.
Si le Prophète récitait le Coran et le révisait alors que c'était à lui qu'Il était révélé, que dire de nous?

Avant de me mettre à apprendre une page je la récite devant mon Professeur pour qu'il me corrige mes fautes de prononciations pour ne pas apprendre avec des erreurs. Il est connu qu'une personne qui corrige une page avant de l'apprendre apprend deux fois plus vite qu'une autre qui ne l'a pas fait.
S'il ne m'est pas possible de réciter devant un professeur j'écoute sur une cassette la partie à apprendre.

Une chose très importante : Apprendre à prononcer les lettres arabes pour bien faire la différence entre un « dal » et un « dad », un « zay » et un « zha » emphatique etc.
Pour cela il faut obligatoirement avoir un professeur car il me corrige alors que moi je ne suis pas conscient(e) de mes fautes. Ce n'est pas suffisant d'apprendre avec des K7 car elles ne me répondent pas et ne m'arrêtent pas à chaque faute.
Et plus le professeur est Hàfiz (personne qui connaît le Coran par coeur), plus il est moutquine (personne qui a une bonne lecture du Coran, qui respecte toutes les règles de tajwid) mieux c'est car il est soucieux de faire réussir ses élèves, de les pousser jusqu'à ce qu'ils parviennent à finir le Coran.
C'est très important que le professeur encourage l'élève et le pousse à finir le Coran surtout à un moment où l'élève n'est plus très motivé. C'est ainsi qu'est l'être Humain, à des moments nous avons envie d'apprendre des pages et des pages de Coran tellement nous sommes motivés, et par d'autres moments notre motivation est très faible, si du moins elle est encore présente.
Qu'ALLAH nous préserve de la paresse et de l'incapacité surtout lorsqu'il s'agit d'apprendre Sa Parole.

7) Rechercher l'âge d'or pour apprendre le Noble Coran

La tranche d'âge durant laquelle il est recommandé d'apprendre le Coran est de 5 à 23 ans. Plus c'est jeune mieux c'est car la mémoire est plus performante. Mais cela ne veut pas dire que Si j'ai 25 ans c'est trop tard J'ai vu de mes propres yeux un Frère âgé d'une cinquantaine d'années mémoriser la moitié du Coran en quelques mois ! Tout dépend d'ALLAH, ensuite de ma volonté et du travail que je fournirai.

8) Trouver les bons moments

Il est conseillé d'apprendre quelques instants avant salat al Fadjr et après cette salat jusqu'au levé du soleil car ce sont des moments bénis pour la communauté Musulmane.

Un médecin musulman qui s'occupe de malades présentant des troubles de la mémoire dit dans un exposé sur la mémorisation du Coran
« Le matin l'esprit est bien reposé et c'est le meilleur moment de la journée pour apprendre, de plus ce que l'on fait le matin est aimé par le coeur c'est un effet que j'ai constaté de par mon expérience personnelle, [...] pour vous en convaincre il faut essayer pendant quelques jours Le matin est donc dans la mesure du possible le meilleur moment pour apprendre le Coran. [...) (et lorsque) l'on récite avant de dormir dans son lit ce que l'on a appris du Coran, pendant la journée on se rend compte que cela améliore énormément la qualité de la mémorisation. »

Un savant disait : « Dors bien, lèves-toi avant le Fadjr et apprends, tu n'oublieras pas Si ALLAH le veut ».

9) Trouver le bon endroit

Eviter les endroits vastes tels la rue, la forêt etc. C'est peut-être bon pour la lecture mais c'est mauvais pour la mémorisation. Il faut plutôt préférer les endroits fermés et bien aérés.
Le meilleur de ces endroits est bien sûr la mosquée; car nos yeux ne peuvent pas se poser sur des choses interdites et mauvaises
Le mieux serait de choisir un endroit par sourate, par exemple sourate Al Baqara je l’apprends à la mosquée, sourate Ali 'Imrane je l'apprend à la bibliothèque etc. Si j'ai la possibilité d'avoir de l'eau de Zam-Zam je la bois avec l'intention d'apprendre le Coran. C'est ainsi que faisaient les Salafs Salahs -pieux prédécesseurs-.

10) Rester concentré et ne pas se décourager

Mes yeux regardent le Coran, ma bouche récite, mes oreilles écoutent, mais mon coeur est préoccupé par autre chose, même si je répète plusieurs fois il ne m'est pas possible d'apprendre sans la présence d'esprit.

Un autre point important, lorsque l'on commence à mémoriser une sourate par coeur il ne faut pas se mettre dans la tête que cette sourate est difficile à mémoriser ou que j'aurais des difficultés à l'apprendre ; cela s'enregistrera dans ma tête et je trouverais une très grande difficulté à mémoriser cette sourate car dès le début je me suis mis un obstacle dans la tête. Même Si mon entourage me dit que telle sourate est difficile à mémoriser je dois me dire que j'ai la capacité de l'apprendre, qu'ALLAH m'aidera s'Il le veut.

11) Répéter plusieurs fois

Après avoir appris une page je la répète entre 50 et 100 fois pour plus de facilités lors des révisions.
Ibn AI Djawziya -rahimahullah- conseillait de répéter la page 50 fois minimum.
Sachez qu'en Ouzbékistan ils répètent 300 fois la page.

Chacun apprend à sa vitesse, quelqu'un répète quinze fois, un autre doit répéter la page vingt fois pour l'apprendre, l'essentiel c'est que tout le monde arrive à apprendre sa page.

12) Souligner au crayon les mots que j'oublie

Par exemple j'apprends la deuxième page de sourate Al Baqara " Ina ladhina kafarou sawa-oun 'alayhim..." et le mot "sawa-oun" m'échappe à chaque fois, je le souligne et lorsque je repasse devant ce mot je le répète plusieurs fois.

13) Apprendre sur le même Coran

Mes yeux photographient la page dans mon cerveau; tel verset est en haut, tel autre en bas etc. Donc je dois apprendre sur le même Coran et préférer celui qu'on appelle «Moushaf Al Houfâz» -le livre de ceux qui mémorisent le Coran- car chaque page commence par un verset et termine par un verset, ceux-ci ne sont pas coupés d'une page à une autre.

14) Elever et embellir la voix

Lorsque j'apprend je doit m'efforcer d'élever la voix pour que mes oreilles entendent et facilitent ainsi la mémorisation.
Le Prophète a dit : " Ne fait pas partie de nous celui qui n'embellit pas sa voix lorsqu'il lit le Coran ". Il est aussi conseillé de prendre une mélodie car lorsque l'on révise, les mots reviennent avec la mélodie.

15) Comprendre le sens de ce que j'apprends

Si je ne suis pas arabophone je lis la traduction du passage à apprendre et j'essaye de comprendre en arabe. C'est aussi bien de lire l'exégèse - tafsir- du Coran car ça aide énormément la mémoire.
Je dois aussi faire très attention aux moutashabihat -similitudes-. Le tiers du Coran se ressemble. Il est demandé aux professeurs d'indiquer aux élèves que tel verset existe aussi dans telle sourate pour que ceux-ci insistent bien sur le wasl des ayat -la continuité des versets- pour ne pas passer d'une sourate à une autre sans s'en rendre compte.

16) La révision permanente ( !)

Le plus important quand on s'est mit à apprendre le Coran c'est la révision. Cela ne sert à rien d'avancer dans l'apprentissage et
de ne pas réviser ce que l'on a appris auparavant, c'est comme construire une maison d'une main et en même temps démolir ce qu'on a construit de l'autre.

Parmi les choses qui aident à la révision des pages, il y a le fait de prier pendant la nuit ou la journée des prières surérogatoires avec ce qu'on a appris.

Il est rapporté dans le Sahih Boukhari que le Messager d'ALLAH a dit : « Misère à celui qui dit J'ai oublié tel ou tel verset du Coran ! Car en fait, c'est ALLAH qui a causé l'oubli (en omettant de le réciter constamment). Vous devez, alors, le réciter fréquemment, parce que le Coran échappe des coeurs des hommes plus rapidement que le font les chameaux (quand ils sont relâchés). »

Une autre chose qui aide à ne pas oublier le Coran est que lorsque je veux avancer dans une sourate, avant de commencer à apprendre une nouvelle page je révise toute la sourate du début. Par exemple, je suis en train d'apprendre sourate Al Kahf, je suis arrivée à la huitième page; lorsque j'ouvre mon Coran au lieu de commencer directement à mémoriser la neuvième page, je referme mon Livre et commence à réciter la sourate du début jusqu'à ce que j'arrive à la neuvième page et là je commence à l'apprendre. Et cela même si la sourate est longue et il ne me reste que quelques pages à mémoriser pour la finir.

17) Déterminer un moment pour le Coran

Je doit choisir un moment de la journée pour le Coran, un moment que je n'accorderai à rien d'autre, famille, invités, courses, ménage etc. Il faut que je sois dur(e) envers moi-même et que je sois déterminé(e). Le mieux serait d'établir un programme, par exemple une page par jour, à la fin du mois je doit en connaître trente alors je vérifie est-ce j'ai respecté mon programme ou
non. Pendant les vacances ou les périodes libres je dois augmenter la quantité journalière à apprendre pour avancer plus vite etc.

18) Faire des Invocations 

Moi je veux apprendre le Coran. Qui a la capacité de m'aider à atteindre mon but? Par ALLAH, personne ne détient cette capacité si ce n'est ALLAH! Même pas mon professeur, mon école, mes parents, je dois demander à ALLAH de placer le Coran dans mon coeur, Lui demander de me faciliter l'apprentissage. Demander tout cela avec sincérité et volonté pour qu'ALLAH réalise mon voeux, Il est certes Celui qui répond à l'invocation de celui qui L'invoque.
Il a dit : « Invoquez-Moi, Je vous répondrai. »

19) L'assiduité dans l'apprentissage

Certaines personnes apprennent dix hizb, vingt hizb et s'arrêtent ; quand tu leur demandes pourquoi elles se sont arrêtées, elles te répondent « Fais moi des invocations pour que Dieu m'aide a continuer » bien sûr qu'on va lui faire des invocations mais pourquoi elle s'est arrêtée, les douas ça ne suffit pas si je ne fais rien à côté, il faut continuer, suivre le chemin jusqu'à arriver à son but in cha- ALLAH.
Si nous avons pendant une période plus de travail que d'habitude, nous diminuons la quantité quotidienne à apprendre mais nous ne nous arrêtons en aucun cas, car recommencer après s'être arrêté est très difficile.

20) Appliquer ce que j'ai appris 

Je dois essayer au maximum d'appliquer ce que j'apprends pour que ça reste bien dans ma mémoire. Les Compagnons du Prophète dès qu'ils apprenaient un verset ils le mettaient en pratique, à
tel point que certains Compagnons mirent des années et des années pour finir la mémorisation du Coran ! Lorsque le Coran était récité et qu'ils entendaient « Ya ayyouha ladhina Amanou ! » -Ô Vous qui avez cru !- ils tendaient l'oreille et étaient prêts à exécuter les ordres de ce verset.

21) Enseigner ce que j'ai appris 

Il a été rapporté que le Prophète a dit : " Le meilleur d'entre vous est celui qui a apprit le Coran et qui l'a enseigné ". Je ne suis pas obligé(e) d'attendre de finir de mémoriser le Coran pour commencer à enseigner. Je peux enseigner quelques règles de tajwid de bases à des personnes débutantes ou moins savantes que moi pour la baraka du 'ilm -la bénédiction de Dieu dans ma science-.
J'ai entendu dire par mon professeur -qu'ALLAH le bénisse- « La valeur d'un savant n'est pas en fonction de la quantité de sa science mais plutôt en fonction de ses élèves et il nous citait en exemple Shaykh Ibn Taymiyah -rahimahullah- qui avait de nombreux élèves qui devinrent d'éminents savants dont Ibn Qayim AI Djawziya et Ibn Kâthir –rahimahumullah.

Source: www.assabyle.com

lundi 27 décembre 2010

L'amour des compagnons pour le Prophete (saws)

Dans le Coran Allâh a juré par de nombreuses créatures : le ciel, le soleil, la
lune, le temps, les anges. Le seul descendant d’Adam par lequel Il a juré est
Muhammad (saws):

"Par ta vie, ces gens étaient en plein égarement dans leur ivresse" (Coran 15/72)

Voyons quel fut le comportement de ses Compagnons. 

Sahîh al-Bukhârî : 

« Chapitre : Ce que l’on rapporte au sujet de la cuirasse du Prophète, son
bâton, son épée, sa pierre à feu, sa bague et tout ce que les califes ont utilisé
après lui, parmi ses effets [personnels] et dont on ne sait s’ils ont fait l’objet
d’un partage. Figurent aussi ses cheveux, ses sandales, son gobelet et tout ce
que ses Compagnons et d’autres qu’eux utilisaient pour se bénir
(tabarruk)
152
 
Ses cheveux
Ibn Sirîn raconte : « Je dis un jour à ‘Ubayda : “Nous avons, chez nous,
quelques cheveux du Prophète () que nous avons obtenus auprès d’Anas.”
[‘Ubayda] dit alors : “Posséder, ne serait-ce qu’un seul de ses cheveux me
serait plus agréable que de posséder ce bas monde et tout ce qui s’y
trouve
153


Anas raconte : « Lorsque [lors du pèlerinage] le Prophète () se rasa la tête,
Abû Talha fut le premier à en prélever quelques mèches
154
 
Son sang
Le Prophète () avait l’habitude de se faire appliquer des ventouses. Un
jour, après une séance, il confia à ‘Abd Allâh ibn  Zubayr le soin de
récupérer son sang, de s’éloigner avec et de le verser dans un endroit retiré,
à l’abri des regards. Quand ‘Abd Allâh revint, le Prophète lui demanda :                                              
« “Qu’as-tu fait du sang ?” Il répondit : “Je l’ai mis dans l’endroit qui m’a
semblé être le plus à l’abri des gens.” Le Prophète lui demanda : “L’aurais-
tu avalé ?” Il répondit : “Oui !” […]
155 

Sa peau
Abû Juhayfa raconte : « Le Prophète () se rendit, au début de l’après-
midi, à la rivière. Il s’ablutionna et pria deux rak‘a pour la prière du zuhur
puis deux pour celle du ‘asr, un pic fiché en terre devant lui […] ; ensuite,
les gens se levèrent. [Tour à tour,] chacun prenait la main [du Prophète] et la
passait sur son visage. [Abû Juhayfa ajoute] : “Je pris sa main et la passai
sur mon visage. Je la sentis plus fraîche que de la neige et plus parfumée que
du musc
156

Sa salive
‘Urwa rapporte, d’après al-Miswarî et Marwân : « […] Jamais l’Envoyé
() ne crachait, sans que son expectoration n’atterrisse dans les mains de
l’un d’entre eux ; ils s’en frottaient ensuite le visage et la peau
157

Sa transpiration
Anas ibn Mâlik rapporte : « L’Envoyé () vint chez nous et fit sa sieste.
[Durant son sommeil] il transpirait. Umm Sulaym [ma mère] s’approcha de
lui et se mit à recueillir de sa transpiration dans un flacon. L’Envoyé () se
réveilla et lui dit : “Mais, que fais-tu ?” Elle répondit : “Ceci est ta
transpiration ; je vais la mélanger à notre parfum, car [ta transpiration] est le
plus beau des parfums.” » Dans la version suivante, elle dit : « “Ô Messager
d’Allâh, nous espérons ainsi répandre la bénédiction [que cette eau porte en
elle] sur nos enfants.” Il répondit : “Tu as bien fait
158
  
L’eau de ses ablutions
Al-Hakam raconte : “J’ai entendu Abû Juhayfa dire : “Le Prophète () vint
à nous au début de l’après-midi. On [Bilâl], lui porta un récipient d’eau avec
laquelle il s’ablutionna. Les gens se mirent alors à recueillir cette eau et à
s’en humecter le corps […]” Abû Mûsâ dit : “Le Prophète demanda un
récipient d’eau. Il se lava les mains et le visage puis rejeta, dans le récipient,
l’eau contenue dans sa bouche et leur dit : – Buvez de cette eau puis versez-
en sur votre visage et votre gorge”
159

  
Dans une autre version, il est précisé : « J’ai vu Bilâl prendre le récipient
d’eau des ablutions du Prophète () et les gens se presser autour de cette
eau. Celui qui parvenait à en obtenir un peu s’en humectait le corps ; celui
qui n’y parvenait pas saisissait la main de son compagnon et s’imprégnait de
l’humidité restée dans ses mains
160


Ibn Shihâb raconte : « Mahmûd ibn ar-Rabî – celui-là même que le Prophète
bénit un jour, alors qu’il était enfant, en aspergeant son visage avec de l’eau
qu’il avait recueilli dans sa bouche – m’a dit : “Lorsque le Prophète ()
s’ablutionnait, [l’effervescence autour de lui] était telle que les gens
manquaient de s’entretuer pour récupérer l’eau de ses ablutions
161
 

Al-Ja‘d raconte : « J’ai entendu as-Sâ’ib ibn Yazîd dire : “Ma tante
m’emmena un jour auprès du Prophète. Elle lui dit : “Ô Messager d’Allâh,
le fils de ma sœur, que voici, est malade.” Le Prophète () passa sa main
sur ma tête et me bénit (baraka). Il s’ablutionna et je bus de l’eau de ses
ablutions. Je me levai et vins derrière lui. Alors, je vis entre ses omoplates,
le Sceau de la Prophétie ; il était gros comme un œuf de colombe
162


Ja‘fâr ibn Muhammad rapporte : « De l’eau de la toilette mortuaire du
Prophète (), stagnait dans [l’orbite], le creux de ses paupières. ‘Alî [la
recueillait et] la buvait
163

Ses vêtements
« Sahl rapporte qu’une femme vint auprès du Prophète () avec une étoffe
(burda) aux bords tissés encore intacts. [Elle demanda à  l’assemblée] :
“Savez-vous ce qu’est une  burda ?” Il répondirent : “C’est un vêtement
ample” [Le Prophète] dit : “C’est exact.” Elle dit : “Je l’ai tissé de mes
mains et je voudrai t’en revêtir.” Le Prophète qui en avait besoin, l’a pris ; il
revint ensuite vers nous en l’ayant revêtu. Elle plut à un homme, qui lui dit :
“Offre-la-moi ; qu’elle est belle !” Les gens lui dirent : “Tu as mal agi, le
Prophète () l’a portée, car il en avait besoin.” Plus tard [Sahl dit :] Ayant
appris qu’il ne la lui avait pas rendue, je l’interrogeais [sur son
comportement], il me dit : “Je jure par Allâh, je ne la lui ai pas demandée
pour la porter, mais pour en faire mon linceul.” – Sahl ajoute – : “Et elle fut
son linceul
164

 
« Le Prophète () appelait affectueusement « ma mère » Fâtima bint Asad
la mère de ‘Alî. Lors de son décès, il fit de sa chemise le linceul dont elle fut
revêtue et s’allongea dans sa tombe avant de l’enterrer
165

                                                

Son intercession
L’intercession du Prophète au Jour du jugement est une certitude pour tous
les musulmans sunnites.  

« Anas rapporte que, quand la sécheresse sévissait, ‘Umar ibn al-Khattâb
sollicitait l’intercession d’al-‘Abbâs ibn ‘Abd al-Muttalib pour faire tomber
la pluie. [‘Umar invoquait Allâh en] disant : “Seigneur, autrefois nous
faisions intercéder notre Prophète auprès de Toi, et Tu faisais tomber la
pluie. [Aujourd’hui que Muhammad est auprès de Toi] nous faisons
intercéder son oncle al-‘Abbâs, et Te demandons de faire tomber la pluie.”
[Anas ajoute] “Et la pluie tombait
166

Son anniversaire
Commentaire d’Abû Shâma :
Parmi les plus belles innovations de notre époque,  il y a cette fête que l’on
célèbre chaque année, à l’occasion de la naissance  du Prophète (), et
durant laquelle, les gens offrent des aumônes, sont aimables entre eux,
revêtent de beaux vêtements et sont joyeux. Mais par delà le caractère
louable de cette solidarité avec les pauvres, cette manifestation est une
preuve, de la part de celui qui agit ainsi, de son amour pour le Prophète et de
la vénération qu’il lui porte, mais aussi un témoignage de reconnaissance
envers Allâh, pour le remercier de les avoir ainsi gratifié de l’envoi de Son
Messager qu’Il a suscité en tant que miséricorde pour l’univers
167

Abû Shâma, le shaykh de l’imam an-Nawawî, n’est pas le seul savant 
sunnite à vanter les mérites de cette innovation. Aucun d’entre eux, jusqu’à
nos jours, n’a fait l’amalgame entre cette fête religieuse et les soirées
dansantes de leurs concitoyens. Ce n’est pas parce  que des ignorants
s’adonnent, lors de cet anniversaire, à des pratiques condamnables, que l’on
doit en priver les gens pieux et respectueux, sans quoi, il faudrait également
interdire la célébration des mariages, des naissances et de l’aïd, car ils en
font autant lors de ces évènements.
      
Notes
152
. Al-Bukhârî. Intitulé du chapitre du partage (khumus).
153
. Al-Bukhârî. Chapitre des ablutions, hadith n°168. 
154
. Al-Bukhârî. Chapitre des ablutions, hadith n°169.  Chapitre XII – Muhammad 
155
. Al-Hâkim. Chapitre de la connaissance des Compagnons. D’après ‘Âmir ibn ‘Abd Allâh ibn az-Zubayr, hadith
n° 6343 –  al-Bayhaqî, al-Bazzâr, at-Tabarânî.
156
. Al-Bukhârî. Chapitre des vertus (manâqib). D’après al-Hakam, hadith n°3360. 
157
. Al-Bukhârî. Chapitre N° 75 des ablutions. Paragraphe : Les mucosités buccales et nasales sur les vêtements
(al-buzâq wa-l-mukhât wa nahwihi fî ath-thawb).  
158
. Sahîh Muslim. Chapitre des mérites (fadâ’il) Paragraphe de l’odeur et de la bénédiction de la transpiration du
Prophète (tibb ‘araq an-Nabî wa at-tabarruk bihi). Hadiths n° 4300 et 4301.
159
. Al-Bukhârî. Chapitre des ablutions. D’après Abû Juhayfa, hadith n° 185 – Muslim. Chapitre de la prière.  La vérité sur les salafites
 160
. Al-Bukhârî. Chapitre des ablutions. D’après le père d’Abû Juhayfa, hadith n° 369. 
161
. Al-Bukhârî. Chapitre des ablutions, hadith n° 186.
162
. Al-Bukhârî. Chapitre des ablutions, hadith n° 187 –  Muslim. Chapitre des mérites (fadâ’il).
163
. Ahmad. Chapitre des Banû Hâshim, masnad ‘Abd Allâh ibn ‘Abbâs, hadith n° 2407.
164
. Al-Bukhârî. Chapitre des funérailles (janâ’iz). Paragraphe de la préparation anticipée du linceul, hadith n°
1218.
165
. Ibn al-Athîr. Asad al-ghâba. 7/213, hadith n° 7176 Chapitre XII – Muhammad 
 166
. Al-Bukhârî. Chapitre de la pluie. Hadith n°964. 
167
. Muhammad Ridâ. Muhammad Rasûl Allâh, page 26. 

Tiré du livre "La vérité sur les salafites par M.Jarman"